Home International Ils ont reporté la séance au Parlement pour discuter de la loi d’amnistie au Venezuela et l’incertitude grandit sur les prisonniers politiques

Ils ont reporté la séance au Parlement pour discuter de la loi d’amnistie au Venezuela et l’incertitude grandit sur les prisonniers politiques

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Publié le 10 février 2024 à 01h29. L’Assemblée nationale vénézuélienne a reporté le vote final d’une loi d’amnistie promise par le gouvernement, suscitant des inquiétudes quant à la libération des prisonniers politiques et ravivant les tensions avec la communauté internationale.

  • L’adoption définitive de la loi d’amnistie, initialement prévue ce mardi, a été reportée à jeudi.
  • Le gouvernement avait présenté cette loi comme une étape clé pour la libération massive de prisonniers politiques.
  • Des pressions internationales, notamment de la part des États-Unis, insistent pour une libération totale des détenus politiques en échange de nouvelles négociations.

Le report de ce vote crucial intervient dans un contexte d’attentes vives au Venezuela, où les familles de détenus politiques espéraient une libération imminente. Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale, avait affirmé que l’adoption de la loi entraînerait la libération de tous les prisonniers politiques « le jour même ».

Ce projet de loi avait déjà été approuvé lors d’un premier débat parlementaire la semaine dernière. Le Secrétariat législatif a confirmé le report de la session sans préciser l’ordre du jour de la prochaine réunion jeudi.

Selon le Forum pénal vénézuélien, depuis l’annonce du processus de libération le 8 janvier, un total de 426 personnes détenues pour des raisons politiques ont été relâchées. Cependant, l’organisation et d’autres acteurs de la société civile estiment que ce nombre est insuffisant et demandent des garanties quant à l’application effective de la loi une fois adoptée.

Delcy Rodríguez, ministre vénézuélienne, a souligné lundi la nécessité d’« inclure tous les secteurs du pays » dans le processus de consultation du projet de loi. Elle a précisé que le texte avait été examiné par des représentants politiques, des juristes et des membres du système judiciaire afin d’en renforcer la légitimité et de répondre aux préoccupations des victimes et des organisations civiles.

Le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP) a profité de ce report pour réitérer sa demande d’une reconnaissance explicite de la persécution des journalistes dans la loi d’amnistie. Marco Ruiz, secrétaire général du syndicat, a déclaré que le SNTP avait soumis au Parlement un projet de loi reconnaissant la persécution judiciaire, numérique et physique subie par les professionnels des médias ces dernières années.

Actuellement, 59 journalistes sont poursuivis au Venezuela, dont quatre sont toujours en prison et deux sont assignés à résidence. Au moins 20 communicateurs ont été contraints à l’exil par crainte de représailles.

La suspension de la session parlementaire maintient donc un climat d’incertitude quant à l’avenir immédiat des prisonniers politiques et à la réponse du gouvernement aux pressions nationales et internationales. Le parti au pouvoir a annoncé l’organisation d’une marche jeudi pour commémorer la Journée de la jeunesse, tandis que les attentes restent fortes concernant l’avancement et l’application de la loi d’amnistie.

(Avec informations de l’AFP)

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