L’équipe INEOS Grenadiers entame un nouveau chapitre avec la signature d’un partenariat de co-titularisation de cinq ans avec la société informatique danoise Netcompany. Ce rapprochement stratégique, centré sur l’intelligence artificielle, vise à optimiser les performances pour retrouver les sommets du cyclisme mondial.
Désormais renommée « Netcompany INEOS Cycling Team », la formation arborera ses nouvelles couleurs et son nouveau logo dès le début du Giro d’Italia, le 8 mai 2026. Ce contrat, qui s’étend jusqu’en 2030, représente l’une des alliances technologiques et commerciales les plus significatives du cyclisme professionnel.
Au cœur de ce partenariat se trouve PULSE, une plateforme numérique européenne pilotée par l’intelligence artificielle (IA). Déjà utilisée pour la gestion d’environnements complexes et en temps réel, comme les aéroports de Munich et de Heathrow, cette technologie sera déployée pour la première fois dans le sport d’élite. L’objectif est de co-développer un modèle d’optimisation des performances en transformant des flux de données massifs en décisions concrètes et immédiates pour les coureurs et l’encadrement.
Sir Dave Brailsford, directeur sportif et principal de l’équipe, a insisté sur la nécessité de rendre la donnée actionnable pour progresser :
« Notre sport est une entreprise humaine, où les décisions en matière d’entraînement, de course et de récupération font la différence chaque jour. Nous ne manquons pas de données — le véritable défi est de les transformer en actions simples et pratiques et de les mettre en œuvre avec constance. »
Sir Dave Brailsford, Team Principal et Directeur Sportif d’INEOS
Selon le dirigeant, l’intégration de PULSE permettra d’orchestrer les informations pour soutenir des décisions plus rapides et plus efficaces, avec pour ambition ultime de « créer les conditions pour gagner le Tour de France ».
Sur le plan structurel, l’empire pétrochimique d’INEOS, propriété du milliardaire britannique Jim Ratcliffe, conserve la propriété de l’équipe. Si le montant officiel de l’accord n’a pas été communiqué, des estimations font état d’un investissement annuel avoisinant les 20 millions d’euros (20 million €). Ce soutien financier et technologique intervient alors que l’équipe cherche à rivaliser avec les budgets massifs d’autres formations du peloton.