Trente-sept ans après son exécution, Ted Bundy continue de fasciner et d’interroger. Le tueur en série, reconnu pour avoir avoué le meurtre de 30 femmes, est resté dans les mémoires non seulement pour la brutalité de ses crimes, mais aussi pour le contraste saisissant entre son apparence et sa nature monstrueuse.
Il est difficile, aujourd’hui, en regardant des photographies de Ted Bundy, de comprendre ce que les gens voyaient en lui dans les années 1970. Nombreux sont ceux qui le décrivaient alors comme un homme beau et charismatique. Cette image a perduré, se reflétant dans le choix d’acteurs particulièrement attrayants pour l’incarner à l’écran : Mark Harmon, Cary Elwes, Billy Campbell, James Marsters, Adam Long, Zac Efron et Chad Michael Murray, parmi d’autres. Ces choix de casting soulignent la facilité avec laquelle Bundy parvenait à gagner la confiance des femmes grâce à son apparence.
« Bundy représente pour nous notre peur la plus primitive, la plus profonde et la plus sombre : celle de ne pas connaître la personne à côté de nous », expliquait en 2019 Joe Berlinger, réalisateur du film Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, avec Zac Efron dans le rôle principal, et producteur exécutif de la série documentaire Netflix Conversations With a Killer: The Ted Bundy Tapes.
Berlinger ajoutait : « Nous voulons croire que les tueurs en série sont facilement identifiables, que dès qu’on les voit, on sait : ‘OK, ce type doit être un tueur en série’. » Mais, poursuivait-il, « les gens l’aimaient vraiment ».
Cet attachement a persisté jusqu’au jour de son exécution sur la chaise électrique à la prison de Raiford, en Floride, le 24 janvier 1989, alors qu’il avait 42 ans. Il avait alors avoué le meurtre de 30 femmes.