Publié le 2025-10-06 02:26:00. Dans une interview accordée à un média hongrois, l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel a formulé des déclarations controversées, attribuant une part de responsabilité aux pays baltes et à la Pologne dans la rupture des relations diplomatiques entre la Russie et l’Union européenne, et par extension, à l’invasion russe de l’Ukraine.
L’ex-cheffe du gouvernement allemand a évoqué l’accord de Minsk, négocié en 2015, qu’elle considère comme ayant permis une période de « calme » et donné à l’Ukraine le temps de se renforcer. Cependant, elle a également révélé un sentiment d’échec concernant cet accord.
« En juin 2021, j’avais le sentiment que l’accord de Minsk n’était plus pris au sérieux par Poutine », a expliqué Angela Merkel. Elle aspirait alors à un nouveau format de discussion avec le président russe, à l’échelle de l’Union européenne.
« Ce projet n’a pas été soutenu par certains », a regretté l’ancienne chancelière, pointant du doigt notamment les pays baltes et la Pologne. Elle a ajouté que ces pays craignaient « de ne pas avoir de politique commune vis-à-vis de la Russie ».
Angela Merkel a conclu sa pensée en affirmant : « Quoi qu’il en soit, cela n’a pas abouti. Ensuite, j’ai quitté mes fonctions, et l’agression de Poutine a commencé. »
L’ancienne chancelière a par ailleurs réitéré son opinion selon laquelle la pandémie de coronavirus aurait contribué à la guerre russe contre l’Ukraine. Selon elle, l’impossibilité de se rencontrer en personne, du fait de la « peur de Poutine face à la pandémie », a empêché de trouver de nouveaux compromis. « Les visioconférences n’ont pas suffi », a-t-elle insisté, considérant le Covid-19 comme la « raison principale » de la radicalisation politique de la Russie et de son attaque contre l’Ukraine.