Publié le 17 février 2026 15:06:00. Apple renforce la sécurité de ses communications en testant le chiffrement de bout en bout pour les messages RCS sur iOS 26.4, une fonctionnalité qui promet d’aligner la confidentialité des échanges entre iPhone et Android sur celle déjà offerte par iMessage.
- Apple teste actuellement le chiffrement de bout en bout pour les messages RCS dans la version bêta d’iOS 26.4, dans un premier temps uniquement entre appareils Apple.
- Un indicateur visuel, un symbole de cadenas, signalera aux utilisateurs l’activation du chiffrement dans les conversations RCS, à l’instar d’iMessage.
- Le chiffrement multiplateforme, entre iPhone et Android, sera déployé ultérieurement avec l’adoption du profil universel RCS 3.0.
Apple a franchi une nouvelle étape dans l’amélioration de la sécurité de ses communications en lançant des tests de chiffrement de bout en bout pour les messages envoyés via RCS (Rich Communication Services). Cette fonctionnalité, intégrée à la première version bêta d’iOS 26.4 publiée lundi, vise à offrir un niveau de confidentialité comparable à celui d’iMessage, le service de messagerie propriétaire d’Apple.
Pour l’heure, le chiffrement ne fonctionne qu’entre les appareils Apple lorsque iMessage est désactivé. Apple précise qu’il n’est pas encore possible de tester cette fonctionnalité avec d’autres plateformes. La firme de Cupertino souligne également que cette option ne sera pas incluse directement dans la version finale d’iOS 26.4, mais sera déployée dans une mise à jour ultérieure.
RCS : le successeur du SMS
RCS, acronyme de Rich Communication Services, est la nouvelle norme de messagerie qui succède au SMS. Elle offre des fonctionnalités avancées telles que les accusés de lecture, les indicateurs de frappe et la possibilité d’envoyer des médias en haute résolution. Apple a intégré la prise en charge de RCS avec iOS 18.1 afin d’améliorer la communication entre les iPhone et les appareils Android. La mise à jour vers le profil universel RCS 3.0 ajoute désormais le chiffrement de bout en bout et d’autres améliorations, comme la possibilité de modifier les messages.
Les utilisateurs ayant installé la version bêta d’iOS 26.4 pourront identifier visuellement les conversations RCS cryptées grâce à l’apparition d’un symbole de cadenas, similaire à celui utilisé dans iMessage. Le déploiement de cette fonctionnalité se fera progressivement auprès des testeurs.
Les tests de chiffrement multiplateforme, impliquant des utilisateurs d’iPhone et d’Android, sont prévus dans une phase ultérieure. Pour mettre en œuvre cette fonctionnalité, Apple doit adopter le profil universel RCS 3.0, publié par la GSMA (Global System for Mobile Communications Association) avec la contribution d’Apple. Actuellement, Apple prend en charge le profil universel RCS 2.4.
La mise à jour vers le profil universel RCS 3.0 ne se limite pas au chiffrement des messages. Elle introduit également de nouvelles fonctionnalités pour les conversations multiplateformes, notamment la possibilité de modifier ou de supprimer des messages, ainsi que de répondre directement à des messages spécifiques. Ces options, déjà familières aux utilisateurs d’iMessage, étaient jusqu’à présent indisponibles pour les messages RCS échangés entre iPhone et Android.
iMessage, le protocole de messagerie d’Apple pour la communication entre iPhones, bénéficie déjà du chiffrement de bout en bout depuis iOS 5. Les messages RCS échangés entre appareils Android sont également cryptés. Cette nouvelle fonctionnalité vise à combler le fossé en matière de confidentialité entre les deux plateformes.
Apple a publié lundi la première version bêta d’iOS 26.4, ainsi que les versions bêta correspondantes d’iPadOS 26.4 et de macOS Tahoe 26.4, destinées aux développeurs. Les versions finales de ces systèmes d’exploitation sont attendues au printemps. Cependant, la fonctionnalité complète de chiffrement de bout en bout pour RCS ne sera probablement disponible qu’avec une mise à jour ultérieure d’iOS 26.
Le chiffrement de bout en bout pour RCS nécessite une collaboration étroite avec la GSMA et les opérateurs de téléphonie mobile. Il est donc compréhensible que le processus prenne du temps et que toutes les fonctionnalités ne soient pas disponibles immédiatement.