Publié le 16 février 2024 à 10h30. La chanteuse espagnole Isabel Pantoja pourrait de nouveau faire face à la prison, dix ans après avoir purgé une peine pour blanchiment d’argent, en raison d’une dette fiscale impayée et de la saisie de sa propriété.
- Isabel Pantoja risque une peine de un à cinq ans de prison pour fraude fiscale.
- Une dette de 1 010 000 euros envers l’Agence des Impôts espagnole est à l’origine de cette nouvelle procédure.
- La vente aux enchères de la propriété héritée de son défunt mari, Francisco Rivera ‘Paquirri’, pourrait précipiter la situation.
Un nouveau coup dur s’abat sur Isabel Pantoja. Selon le magazine Lecturas, la chanteuse pourrait revivre un cauchemar qu’elle pensait avoir laissé derrière elle. En 2013, elle avait passé quatorze mois en prison pour blanchiment d’argent dans le cadre de l’affaire dite de « la Malaisie ». Désormais, c’est une dette fiscale colossale qui la menace.
La chanteuse est redevable d’1 010 000 euros à l’Agencia Tributaria (Agence des Impôts), l’organisme public espagnol chargé de la gestion des impôts et des taxes. La garantie de ce montant était la propriété, baptisée « Chanteur », qu’elle avait héritée de son mari, le célèbre torero Francisco Rivera ‘Paquirri’. Cette propriété est sur le point d’être vendue aux enchères après que la banque KutxaBank l’ait saisie en raison de cinq années de non-paiement de l’hypothèque, qui s’élève à 12 000 euros par mois, générant une dette totale de 2,2 millions d’euros auprès de l’établissement bancaire.
La perte de cette propriété prive Isabel Pantoja de tout moyen de rembourser le Trésor public. L’administration fiscale, après avoir épuisé les possibilités de règlement amiable, a décidé d’engager une action pénale pour tenter de récupérer les fonds.
« Le délai est déjà écoulé, car elle ne possède plus le bien, celui-ci appartient à la banque. Actuellement, le fisc n’a nulle part où réclamer cet argent et les reports qu’ils lui avaient accordés sont expirés »,
Luis Pliego, directeur de Lecturas, au programme Juste le bon moment.
Une action pénale est particulièrement préoccupante pour Isabel Pantoja, compte tenu de ses antécédents judiciaires et du montant de la dette, qui dépasse le million d’euros. En Espagne, un tel montant peut être considéré comme une infraction fiscale, passible d’une peine de prison allant d’un à cinq ans.
Parallèlement, un projet qui pourrait constituer une solution financière pour l’artiste – une série télévisée retraçant sa vie – est incertain. Selon le magazine, la plateforme vidéo avec laquelle elle négocie lui aurait donné jusqu’en avril pour décider si elle souhaite raconter l’intégralité de son histoire, y compris son séjour en prison, sa relation avec Julien Muñoz et ses liens avec des personnalités comme Encarna Sánchez ou Maria del Monte. Ces sujets seraient des conditions sine qua non pour la réalisation du projet.