Publié le 15 février 2026. Au moins quatre personnes ont été tuées dans un bombardement attribué à l’armée israélienne près de la frontière libanaise, selon les autorités libanaises. Cet incident intervient dans un contexte de tensions persistantes malgré un cessez-le-feu conclu en novembre dernier.
L’armée israélienne a confirmé avoir mené une frappe aérienne dans la région de Majdal Anjar, au Liban, affirmant cibler des membres du Jihad islamique palestinien (JIP). L’opération a fait au moins quatre morts, dont un ressortissant syrien identifié comme Khaled Mohammad al-Ahmad, selon le ministère libanais de la Santé publique.
Dans un communiqué, le ministère a précisé que la frappe s’était produite tôt lundi matin. L’armée israélienne n’a fourni aucune preuve à l’appui de ses allégations concernant l’identité des personnes visées.
Le JIP, un groupe armé présent dans les territoires palestiniens occupés, combat aux côtés du Hamas à Gaza en faveur de la création d’un État palestinien. Il est également un allié du Hezbollah libanais, qui a mené des attaques contre le nord d’Israël en solidarité avec les Palestiniens après le début de la guerre à Gaza en 2023.
Bien qu’un cessez-le-feu ait été convenu entre Israël et le Hezbollah en novembre 2024, l’armée israélienne continue de mener des attaques quasi quotidiennes contre le Liban, en violation de la trêve négociée par les États-Unis. Selon les Nations Unies, plus de 10 000 attaques aériennes et terrestres ont été lancées par Israël au cours de l’année écoulée.
Le bureau des droits de l’homme de l’ONU a fait état d’au moins 108 victimes civiles des attaques israéliennes depuis le cessez-le-feu, dont au moins 21 femmes et 16 enfants. Au moins 11 civils libanais auraient également été enlevés par les forces israéliennes au cours de cette période.
Le Liban a déposé une plainte auprès de l’ONU le mois dernier concernant ces violations répétées, appelant le Conseil de sécurité à contraindre Israël à mettre fin à ses attaques et à se retirer complètement du territoire libanais. La plainte fait état d’au moins 2 036 violations de la souveraineté libanaise au cours des trois derniers mois de 2025.
Israël continue également d’occuper cinq zones du territoire libanais, entravant la reconstruction des villages frontaliers détruits et empêchant le retour de dizaines de milliers de personnes déplacées.