Publié le 15 octobre 2025 à 14:48:00. Les autorités israéliennes ont annoncé ce mercredi qu’un corps parmi les derniers livrés par le Hamas, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu, ne correspond à aucun otage israélien toujours détenu à Gaza, ravivant les tensions entre les parties.
- Un des quatre corps remis par le Hamas n’a pu être identifié comme celui d’un otage détenu.
- Trois autres corps ont été formellement identifiés et confirmés comme appartenant à des otages décédés.
- Cette situation soulève de nouvelles inquiétudes quant au respect de l’accord de cessez-le-feu.
L’armée israélienne a précisé que, suite aux examens menés par l’Institut national de médecine légale, l’un des quatre corps livrés par le mouvement palestinien Hamas mardi soir n’a pas pu être rattaché à un otage israélien. Cette annonce intervient alors que la pression s’intensifie pour le respect intégral de l’accord qui prévoit la restitution des otages, vivants et morts, détenus depuis l’attaque du 7 octobre 2023.
Le Hamas a remis mardi quatre dépouilles, après en avoir restitué quatre autres le lundi précédent. Israël attend le retour des corps de 28 otages décédés, mais l’application de l’accord semble rencontrer des obstacles. « C’est le cœur brisé que nous rapportons l’identification de trois autres personnes kidnappées et décédées, livrées après plus de deux ans de captivité. De plus, le quatrième corps livré par le Hamas ne correspond à aucun des kidnappés israéliens », a indiqué un communiqué israélien.
Parmi les otages décédés identifiés figure Uriel Baruch, qui aurait été tué lors du massacre de la fête Nova, événement déclencheur de la guerre à Gaza. Son corps avait été enlevé à cette date. Mari et père de deux enfants, il est l’une des victimes identifiées. Eitan Levi, tué le 7 octobre lors d’une attaque dans le sud d’Israël, est également parmi les corps reconnus ; sa dépouille avait également été saisie. Tamir Nimrod, enlevé vivant le 7 octobre et détenu dans une base près de Gaza, où il serait décédé en captivité, complète cette triste liste. Cet homme, qui travaillait pour une agence de défense israélienne supervisant l’aide humanitaire à Gaza, aurait été capturé par des militants au poste frontalier d’Erez.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, avait fermement rappelé mercredi matin les exigences de l’accord. Il a demandé au Hamas de satisfaire aux conditions relatives à la restitution des corps des otages, soulignant que les efforts pour ramener le dernier otage, vivant ou mort, se poursuivront sans relâche. L’accord, tel que présenté par l’administration américaine, stipulait la remise de tous les otages, vivants et décédés, avant une échéance fixée à lundi. La clause prévoyait que si cet objectif n’était pas atteint, le Hamas devait fournir des informations sur les otages décédés et s’engager à leur restitution dans les plus brefs délais.
Ce n’est pas la première fois que le Hamas est soupçonné de restituer des corps erronés. Plus tôt cette année, lors d’un précédent accord, le groupe avait annoncé la remise des corps de Shiri Bibas, une citoyenne israélo-argentine, et de ses deux jeunes enfants, Ariel et Kfir. Cependant, des preuves avaient suggéré que l’un des corps livrés était celui d’une Palestinienne. Le corps de Shiri Bibas avait été restitué le jour suivant et identifié positivement. La famille Bibas avait été enlevée lors de l’attaque du 7 octobre 2023, qui avait causé la mort d’environ 1 200 personnes et la prise de 251 otages.
Lundi dernier, Israël avait salué le retour de 20 otages vivants de Gaza, tandis que de son côté, Israël avait libéré près de 2 000 prisonniers et détenus palestiniens dans le cadre de la première phase du cessez-le-feu. Néanmoins, ces derniers jours, les familles des otages et leurs soutiens ont exprimé leur consternation face au faible nombre de dépouilles d’otages décédés qui ont été rendues.