Publié le 2025-10-06 14:53:00. Cent soixante-et-onze militants de la Flotilla Global Sumud, dont la jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg, ont été expulsés d’Israël vers la Grèce et la Slovaquie ce lundi. Cet événement survient après l’interception de plusieurs navires transportant des militants pro-palestiniens.
- 171 militants, incluant Greta Thunberg, expulsés d’Israël.
- Plus de 340 militants déportés entre samedi et lundi, pour un total d’environ 470 personnes.
- Les autorités israéliennes affirment le respect des droits, tandis que des avocats dénoncent des mauvais traitements.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé l’expulsion des 171 militants, les qualifiant de « provocateurs de la Flotilla de Hamás-Sumud », dans un message publié sur X (anciennement Twitter).
Avec ce dernier groupe, le bilan des déportations s’élève à plus de 340 personnes entre samedi et lundi, portant le total des détenus interceptés à environ 470. Les personnes expulsées sont originaires de nombreux pays européens : Grèce, Italie, France, Irlande, Suède, Pologne, Allemagne, Bulgarie, Lituanie, Autriche, Luxembourg, Finlande, Danemark, Slovaquie, Suisse, Norvège, Royaume-Uni, Serbie, ainsi que des États-Unis.
Les derniers ressortissants espagnols ont également quitté Tel Aviv lundi. Initialement 28 personnes devaient retourner en Espagne, mais un membre du groupe a vu sa détention prolongée jusqu’à mercredi. Il est accusé d’avoir mordu un gardien de prison lors d’un examen médical dans le centre de détention de Ktziot.
« Tous les droits légaux des participants à cette manœuvre de relations publiques ont été et continueront d’être pleinement respectés », a affirmé le ministère israélien des Affaires étrangères. Cette déclaration contredit les témoignages des premiers militants arrivés en Espagne, qui ont rapporté avoir subi vexations, humiliations et agressions lors de leur arrestation. Des journalistes présents ont également corroboré ces actes, agissant comme témoins des événements.
Les avocats d’Adalah, organisation représentant la flottille, ont également dénoncé dimanche soir que les détenus auraient subi des agressions et violences généralisées durant leur transfert du port à la prison et au début de leur détention.