Home Accueil Israël tue un homme dans le sud du Liban alors que la vallée de la Bekaa est encore sous le choc de la guerre | Israël attaque le Liban

Israël tue un homme dans le sud du Liban alors que la vallée de la Bekaa est encore sous le choc de la guerre | Israël attaque le Liban

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Une frappe aérienne israélienne a coûté la vie à une personne et en a blessé une autre dans le sud du Liban, a annoncé le ministère libanais de la Santé publique. Cet incident survient alors qu’Israël intensifie ses opérations transfrontalières, soulevant de vives inquiétudes quant à la stabilité régionale.

L’attaque, qualifiée de « raid de l’ennemi israélien » par le ministère, a visé une voiture dans la localité de Burj Rahal, dans le district de Tyr. L’agence de presse nationale libanaise a précisé que le raid s’est produit à proximité d’une école, provoquant un mouvement de panique parmi les élèves et poussant les parents à se précipiter pour les récupérer dans un climat de vive angoisse.

Un cessez-le-feu sous haute tension

L’armée israélienne n’a pas immédiatement réagi à cette frappe, qui s’inscrit dans une série d’opérations menées par Israël dans le sud du Liban, et ce, en dépit du cessez-le-feu signé le 24 novembre 2024. Les forces israéliennes maintiennent leur présence dans au moins cinq régions du sud libanais et mènent des frappes aériennes quasi quotidiennes, qu’elles justifient par la nécessité de cibler les combattants et les infrastructures du Hezbollah.

Ces dernières semaines ont été marquées par une recrudescence des violences. Lundi, deux personnes ont trouvé la mort et sept autres ont été blessées lors d’attaques distinctes dans le sud du pays. La veille, des raids israéliens à Nabatieh avaient causé la mort de quatre personnes, selon le ministère libanais de la Santé.

Au Liban, la persistance des bombardements alimente la crainte d’une reprise des hostilités. Parallèlement, des responsables israéliens et américains exercent une pression accrue sur le gouvernement libanais pour obtenir le désarmement du Hezbollah. Des informations émanant des services de renseignement militaires israéliens ces derniers jours suggèrent que le Hezbollah chercherait à reconstituer ses capacités militaires. Ces allégations ont été démenties par un porte-parole du Hezbollah, qui a accusé Israël d’« inventer des histoires et des affirmations pour justifier ses attaques ».

Le Hezbollah, fortement affaibli suite à l’escalade militaire israélienne de septembre 2024 qui avait coûté la vie à son dirigeant de longue date, Hassan Nasrallah, n’a répliqué qu’à une seule reprise aux attaques israéliennes depuis le cessez-le-feu de novembre. Les responsables du Hezbollah affirment catégoriquement que le groupe ne renoncera pas à ses armes, arguant qu’un tel désarmement exposerait le sud du Liban à une potentielle invasion israélienne.

La vallée de la Bekaa toujours en première ligne

Près d’un an après une campagne de bombardements israéliens d’envergure sur le Liban, les habitants de la vallée de la Bekaa, dans l’est du pays, continuent de vivre sous la menace constante de frappes israéliennes. La ville de Baalbek, réputée pour ses vestiges romains et considérée comme un bastion du Hezbollah, reste la cible d’attaques israéliennes visant ce que l’armée israélienne décrit comme des « bases logistiques et opérationnelles » du mouvement.

Cependant, de nombreux civils se retrouvent également sous le feu des bombardements. « Ce qui se passe actuellement n’est pas loin d’être une guerre. C’est une guerre », a confié à Al Jazeera Abou Ali, un résident de Baalbek. Un autre habitant, Ali Chokair, a ajouté : « On parle tellement de cibler Baalbek, et cela fait fuir les gens. » La région de la Bekaa porte encore les stigmates des frappes de l’année dernière, laissant l’une des zones les plus défavorisées du Liban lutter pour sa reconstruction.

Pression internationale sur le Liban

Les responsables israéliens et américains intensifient leurs efforts pour obtenir le désarmement du Hezbollah. L’ambassadeur américain, Tom Barrack, a ainsi appelé le groupe armé à engager un dialogue avec Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a mis en garde dimanche que l’armée « agirait si nécessaire » si le Liban ne parvenait pas à garantir la remise des armes par le Hezbollah. « Nous attendons du gouvernement libanais qu’il respecte son engagement – désarmer le Hezbollah – mais il est clair que nous exercerons notre droit de légitime défense selon les termes du cessez-le-feu », a-t-il déclaré.

Le président libanais, Joseph Aoun, a récemment indiqué que son pays n’avait « pas d’autre choix que de négocier » avec Israël pour éviter un conflit plus large. Cependant, de nombreux habitants de Baalbek et du sud du Liban s’opposent à toute discussion qui pourrait mener au désarmement du Hezbollah. Hussein Osman, propriétaire d’un restaurant à Baalbek, a refusé de fuir malgré les ordres d’évacuation l’année dernière. Il exprime le doute de nombreux partisans du Hezbollah face à la perspective de négociations : « Nous soutiendrons toute négociation qui profite à la résistance. Mais toute négociation impliquant le désarmement de la résistance n’est pas acceptée… Ces armes nous protègent et nous permettent de rester chez nous. »

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