Publié le 17 octobre 2025. Jan Christen, jeune cycliste suisse sous contrat avec UAE Team Emirates jusqu’en 2030, est déterminé à prouver sa valeur au sein de l’une des équipes les plus prestigieuses du peloton. Malgré un avenir sécurisé, il reconnaît la nécessité de progresser pour s’imposer face à une concurrence interne féroce.
- Jan Christen est l’un des quatre coureurs sous contrat avec UAE Team Emirates jusqu’en 2030, aux côtés de Tadej Pogačar et deux jeunes talents espagnols.
- Le jeune Suisse a été publiquement critiqué par son coéquipier Mikkel Bjerg pour une attaque jugée intempestive lors du Tour de Suisse.
- Christen ambitionne de remporter des classiques d’un jour et des courses d’une semaine, et espère faire ses débuts sur un Grand Tour en 2026.
Malgré la confiance affichée par UAE Team Emirates, qui a sécurisé les services du coureur de 21 ans jusqu’en 2030, Jan Christen sait que le chemin vers le sommet est semé d’embûches. Au sein d’une équipe qui compte déjà des stars comme Tadej Pogačar, Juan Ayuso, João Almeida et Isaac del Toro, chaque opportunité compte. Le jeune talent suisse, aux côtés de ses homologues espagnols Pablo Torres et Adrià Pericas, fait partie d’un groupe restreint à bénéficier d’une projection à si long terme.
Cette saison 2025, malgré des contretemps dus à des maladies et une fracture de la clavicule, Jan Christen a déjà remporté deux victoires et signé plusieurs top 10, notamment une deuxième place sur la classique de Saint-Sébastien et une solide semaine sur le Tour de Pologne. Cependant, sa propension à attaquer sur un coup de tête, une caractéristique qui lui a valu quelques critiques, doit être canalisée.
Lors du Tour de Suisse, Mikkel Bjerg n’avait pas hésité à exprimer son agacement face à une attaque de Christen qui, selon lui, n’a pas servi les intérêts de l’équipe. « C’est un peu triste qu’il ne sache pas comment nous aider, mais c’est ainsi », avait déclaré le Danois à TV2.
« Ce n’est pas facile, j’aime courir avec mon instinct et tenter quelque chose, sans trop attendre la fin. Mais j’ai commencé à sentir que les gars savent à quel point je suis fort, alors ils ne me laissent plus partir. J’ai aussi besoin d’apprendre un peu plus des autres coureurs et d’écouter, et je suis sûr que je peux remporter beaucoup de victoires l’année prochaine. »
Jan Christen
Le cyclisme chez UAE Team Emirates est marqué par une compétition interne intense. L’équipe a déjà vu des situations où des leaders ont dû communiquer de manière animée en course, comme lors du dernier Tour de France entre Ayuso et Almeida. Jan Christen, cependant, ne perçoit pas cette émulation comme une source de rivalité malsaine, mais plutôt comme un moteur collectif.
« Je pense que la compétition est bonne car elle nous pousse mutuellement, c’est la clé de notre équipe », explique le Suisse. « Nous avons toujours tellement de coureurs au départ qui peuvent gagner la course, et vous devez faire tout ce que vous pouvez dans la préparation pour que l’équipe sache et voie que vous avez le meilleur niveau. Je pense que comme ça, nous nous poussons beaucoup et devenons plus forts pour être à la course dans la meilleure forme possible. »
Bien que son avenir soit assuré, Jan Christen ne compte pas se reposer sur ses lauriers. Il vise la victoire, que ce soit lors des classiques ou des courses d’une semaine, et espère faire ses débuts sur l’un des trois Grands Tours. Pour l’heure, en Chine, où Jhonatan Narváez est le mieux placé de l’équipe au général avant l’étape 5, l’objectif reste une victoire d’équipe, quel que soit le coureur.
« C’est relaxant d’être signé jusqu’en 2030 d’une certaine manière, mais je veux aussi gagner des courses ; cependant, cela me donne beaucoup de confiance dans la confiance que l’équipe a en moi et dans l’avenir de l’équipe. […] En fin de compte, il s’agit de bien jouer nos cartes et de s’assurer que l’un de nous gagne. »
Jan Christen
Pour la saison 2026, les objectifs précis de Jan Christen seront définis lors des stages de préparation de l’équipe en décembre et janvier. Néanmoins, il manifeste un intérêt marqué pour les classiques d’un jour telles que la Flèche Wallonne, l’Amstel Gold Race et le Tour de Saint-Sébastien, tout en souhaitant ardemment participer à son premier Grand Tour. L’objectif principal restera les courses par étapes d’une semaine et les épreuves d’un jour, afin de continuer à progresser et à viser plus haut.