Home International James Comey plaide non coupable dans l’affaire du ministère de la Justice de Trump

James Comey plaide non coupable dans l’affaire du ministère de la Justice de Trump

0 comments 126 views

La nouvelle inculpation de James Comey a éclaboussé le paysage judiciaire américain, pointant du doigt le juge Michael Nachmanoff, désigné aléatoirement pour examiner le dossier. Cet ancien défenseur fédéral en chef, nommé par l’administration démocrate de Joe Biden, est réputé pour sa rigueur méthodique et son sang-froid. Ses antécédents n’ont pas échappé à Donald Trump, qui n’a pas manqué de qualifier le magistrat de « juge tordu nommé par Joe Biden ».

Au-delà de cette affaire impliquant l’ancien directeur du FBI, le ministère de la Justice mène des enquêtes visant d’autres adversaires de l’ancien président. Parmi eux figurent la procureure générale de New York, Letitia James, et le sénateur démocrate californien, Adam Schiff.

La famille Comey était présente au tribunal pour assister à l’inculpation de James Comey. Sa fille, Maurene, récemment licenciée du ministère de la Justice où elle exerçait en tant que procureure fédérale à Manhattan, ainsi que Troy Edwards Jr., gendre de Comey et procureur dans le district Est de Virginie – le même bureau à l’origine des accusations – ont marqué leur présence. Ce dernier a d’ailleurs démissionné de ses fonctions quelques minutes seulement après l’annonce de l’inculpation de son beau-père.

Une relation sulfureuse à l’origine de tensions

Cette mise en examen n’est qu’un nouvel épisode dans la relation conflictuelle et durable entre Donald Trump et James Comey. Lorsque Trump a accédé à la Maison Blanche en janvier 2017, Comey, nommé directeur du FBI par Barack Obama quatre ans plus tôt, était à la tête d’une enquête sur les possibles liens entre la Russie et la campagne présidentielle de Trump en 2016.

Dès le début, les rapports furent tendus. Quelques semaines avant son investiture, Comey avait informé Trump de l’existence de rumeurs compromettantes, à caractère sexuel et non vérifiées, contenues dans un dossier de renseignement compilé par un ancien espion britannique.

Au cours de leurs premiers échanges privés, Comey révèlera plus tard que Trump lui avait demandé de lui jurer fidélité et d’abandonner l’enquête du FBI concernant Michael Flynn, le premier conseiller à la sécurité nationale de son administration. Trump aurait également insisté pour que Comey annonce publiquement qu’il ne faisait pas l’objet d’une enquête dans le cadre de l’affaire plus large d’ingérence russe, ce que le directeur du FBI a refusé.

Le limogeage brutal de Comey eut lieu en mai 2017 lors d’un déplacement à Los Angeles. Donald Trump avouera plus tard avoir pensé à « cette histoire de Russie » lorsqu’il a pris la décision de le renvoyer. L’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur ce licenciement a conclu à une possible obstruction à la justice.

En 2018, James Comey publie ses mémoires, « Une fidélité supérieure » (« A Higher Loyalty »), dans lequel il dépeint un Trump peu flatteur, le comparant à un membre de la mafia, le qualifiant d’immoral et de « déconnecté de la vérité ».

De son côté, Donald Trump n’a cessé d’exprimer sa colère à l’encontre de Comey au fil des deux années suivantes, durant lesquelles l’enquête russe de Mueller a occupé le devant de la scène médiatique et terni sa première administration. Sur les réseaux sociaux, il a à maintes reprises affirmé que Comey devrait être accusé de « trahison », une accusation que Comey a qualifiée de « mensonges stupides », le traitant de « boule de bave menteuse ».

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.