Publié le 2025-11-05 04:37:00. Plus de deux décennies après le meurtre violent de Nami Takaba à Nagoya, une femme de 69 ans, Kumiko Yasufuku, a été arrêtée pour le crime. Les autorités soupçonnent que la jalousie amoureuse non partagée serait le mobile de cet acte macabre, l’accusée ayant harcelé le mari de la victime pendant des années.
- Kumiko Yasufuku, 69 ans, a été interpellée fin octobre 2025 pour le meurtre de Nami Takaba, survenu en novembre 1999 à Nagoya.
- L’accusée aurait agi par jalousie, après avoir été rejetée par le mari de la victime, Satoru Takaba, qu’elle aurait poursuivi à l’université et sur son lieu de travail.
- Une correspondance ADN découverte 26 ans après les faits, sur des taches de sang dans l’appartement de la victime, a permis l’identification de la suspecte.
Le drame s’est déroulé le 13 novembre 1999, dans le quartier Nishi de Nagoya. Nami Takaba, alors âgée de 32 ans, a été mortellement poignardée dans son domicile, en présence de son fils de deux ans, miraculeusement indemne. L’arrestation de Kumiko Yasufuku, originaire du quartier Minato de Nagoya, est intervenue le 31 octobre 2025, suite à sa reddition volontaire la veille. Elle a reconnu les faits, déclarant aux enquêteurs : « C’est exact ».
Selon les premières constatations, Yasufuku aurait traqué Satoru Takaba, un camarade de classe, pendant la période précédant le meurtre. « Elle me poursuivait partout… L’année d’avant l’incident, lors d’une réunion d’anciens élèves, elle m’a fait une déclaration d’amour avec du chocolat, mais j’ai refusé », a confié Satoru Takaba à FNN le 3 novembre. Ces sentiments non réciproques auraient conduit l’accusée à commettre l’irréparable, motivée par la jalousie envers Nami.
L’enquête a été relancée grâce à des avancées technologiques en matière d’ADN. Une correspondance a été établie entre des taches de sang retrouvées sur un rideau de l’appartement et l’ADN de Yasufuku. Un élément clé qui, ajouté à des lettres et au chocolat déjà reçus par Satoru, a permis de rassembler suffisamment d’éléments pour l’arrestation.
Désireux de préserver les indices, Satoru Takaba a maintenu la location de l’appartement pendant 26 ans, déboursant plus de 22 millions de yens (environ 130 000 euros à l’époque) pour que les lieux, et notamment le rideau incriminé, restent intacts. Le 1er novembre, une reconstitution des faits a eu lieu sur place, en présence de Yasufuku et de Satoru Takaba.
Concernant la réaction de la suspecte lors de son arrestation, Satoru Takaba a décrit : « Choquée, elle est restée silencieuse ». L’affaire, restée non résolue pendant près de trois décennies en raison des limites des techniques d’identification génétique de l’époque, a pu progresser cet été suite à des entretiens menés par la police auprès de Kumiko Yasufuku.