Publié le 21 octobre 2025 à 15h24. Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Israël dans le cadre d’une mission de surveillance du cessez-le-feu. Parallèlement, Donald Trump semble tendre la main à la Chine tandis qu’un groupe de travail gouvernemental est chargé de contrer les « ennemis présumés ».
- JD Vance a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour discuter des efforts de stabilisation dans la bande de Gaza.
- Des médiateurs du Hamas sont également réunis au Caire pour négocier les prochaines étapes du cessez-le-feu.
- Un groupe inter-agences américain, incluant la CIA et le FBI, a été mis sur pied pour « remédier aux mauvaises conduites passées » et lutter contre l' »État profond ».
Le vice-président américain JD Vance a entamé une visite diplomatique importante en Israël. Son agenda comprend une visite au quartier général des forces conjointes dirigées par l’armée américaine, visant à renforcer les efforts de stabilisation dans la région et à soutenir la bande de Gaza. Des discussions sont prévues avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ainsi qu’avec Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Donald Trump.
Ces démarches diplomatiques coïncident avec des pourparlers cruciaux à Caire, où des représentants et médiateurs du Hamas, menés par le leader en exil Chalil al-Hajja, discutent de la suite du cessez-le-feu, de sa consolidation et des accords post-conflit.
Parallèlement, des informations révélées par l’agence Reuters font état de la création d’un groupe de travail gouvernemental américain, composé de dizaines de responsables issus de diverses agences telles que la Maison Blanche, le Bureau du directeur du renseignement national (ODNI), la CIA, les ministères de la Justice et de la Défense, ainsi que le FBI. Selon des documents et des sources proches du dossier, cette instance se réunit depuis mai dernier dans le but déclaré de contrer les « ennemis présumés » de Donald Trump et de lutter contre ce que ses partisans qualifient d' »instrumentalisation » du pouvoir.
Cette initiative semble s’inscrire dans la continuité d’un décret signé par le président Trump lors de son investiture en janvier, demandant au procureur général de travailler avec d’autres agences fédérales pour « remédier aux mauvaises conduites passées ». La porte-parole de l’ODNI, Olivia Coleman, a souligné que les Américains « méritent un gouvernement engagé dans la désinstrumentalisation et la dépolitisation, garantissant que le pouvoir ne soit plus jamais utilisé contre les personnes qu’il est censé servir. »
Le terme « instrumentalisation » est fréquemment employé par le président Trump et ses partisans pour dénoncer des actions qu’ils perçoivent comme des abus de pouvoir par des responsables des administrations précédentes visant à le cibler. Le groupe de travail aurait pour mission de s’attaquer à l' »État profond », un concept utilisé pour désigner des opposants supposés aux administrations de Barack Obama et Joe Biden, ainsi que durant son propre premier mandat. Reuters précise qu’il n’a pas été possible de déterminer l’étendue de la mise en œuvre des plans de ce groupe ni l’implication directe de Donald Trump.