L’acteur allemand Klaus Kinski a interprété le monologue Jesus Christ Saviour en 1971 à la Deutschlandhalle de Berlin, une performance marquée par son tempérament explosif. Selon l’ouvrage de Benjamin Myers, cet événement illustre l’égomanie et l’instabilité chronique de l’artiste, dont les crises de colère étaient notoires.
Qu’est-il arrivé lors de la représentation de 1971 à Berlin ?
Le spectacle a déraillé. Kinski, décrit par Benjamin Myers comme un homme irascible et égocentrique, a livré une performance chaotique dans l’arène berlinoise. Le récit souligne la propension de l’acteur à subir des crises de nerfs violentes, transformant son monologue en un moment de rupture psychologique.

Quelle était la relation entre Klaus Kinski et Werner Herzog ?
Le cinéaste Werner Herzog a collaboré avec Kinski sur des œuvres majeures, dont Aguirre, la colère de Dieu et Fitzcarraldo. Herzog a ultérieurement documenté le comportement erratique de l’acteur dans son film Mon meilleur ennemi (My Best Fiend).
L’hostilité était réciproque. D’après ses propres mémoires, Kinski entretenait des pensées violentes envers le réalisateur :
« [Kinski a fantasmé sur le fait que Herzog meure de la peste ou soit dévoré vivant par des fourmis] »
Mémoires de Klaus Kinski
Cette dynamique toxique est au cœur de la description de l’acteur dans l’œuvre de Myers, dont la version audio est narrée par Rory Kinnear.