Publié le 2024-02-29 10:15:00. L’absence d’un affrontement tant attendu entre les légendes du catch « Stone Cold » Steve Austin et Hulk Hogan durant le dernier passage de ce dernier à la WWE s’explique désormais. Jim Ross, figure emblématique de la narration de la WWE, révèle que l’hésitation d’Austin était le principal obstacle.
- Steve Austin ne souhaitait pas affronter Hulk Hogan, estimant qu’ils n’auraient pas une alchimie suffisante sur le ring.
- L’état physique de Hogan, affaibli par de multiples opérations au dos, était également un facteur déterminant.
- La WWE, en début d’année 2003, privilégiait une dynamique de transition plutôt que de miser sur des confrontations spectaculaires.
Le rêve de voir « Stone Cold » Steve Austin et Hulk Hogan s’affronter sur le ring n’a jamais dépassé le stade de la spéculation. Jim Ross, ancien commentateur de la WWE, a récemment levé le voile sur les raisons de cette non-rencontre, expliquant que la décision ne relevait ni d’une stratégie créative, ni d’un manque d’intérêt de la part de la direction de la WWE.
Dans l’émission Griller JR, Ross a détaillé les raisons de l’hésitation d’Austin.
« Austin ne voulait pas travailler avec [Hogan]. Il n’était pas au bon endroit, au bon moment… Steve n’avait tout simplement pas le sentiment qu’ils auraient une alchimie passable, et le simple fait d’être passable n’était pas suffisant pour Austin. »
Jim Ross
Ross décrit Austin comme un compétiteur acharné, abordant chaque match avec l’intensité d’un secondeur de football américain. Une approche physique et agressive que Hogan, à ce stade de sa carrière, ne pouvait plus soutenir.
« [Steve] était une sorte de secondeur central dans un cercle carré, et il aimait frapper les gens, et il aimait être agressif. Nous ne pensions évidemment pas que Hogan pourrait maintenir cela au cours de cette année civile donnée… Hogan n’aurait même pas dû être sur un ring parce qu’il n’y arrivait plus. »
Jim Ross
Hogan avait alors subi une dizaine d’interventions chirurgicales au dos, et les séquelles physiques étaient évidentes. Ross cite en exemple le match revanche de Hogan contre The Rock lors de No Way Out en février 2003, un affrontement qui n’a pas répondu aux attentes.
« La situation de Rock et Hogan était très décevante. Ils n’ont pas réussi à s’occuper de cette affaire. Et c’est très, très rare pour Rock… Vous ne pouvez pas faire grand-chose pour le gars qui est tout estropié, n’est-ce pas ? Et ce match là-bas nous a en quelque sorte montré que notre investissement que nous faisions dans Hogan allait se faire à temps partiel. »
Jim Ross
L’événement No Way Out a également vu Austin affronter Eric Bischoff dans un match atypique, plus proche d’une attraction que d’un véritable combat de catch. Le pay-per-view a attiré 450 000 acheteurs, mais Ross souligne que le climat économique de début 2003 était instable et que la WWE cherchait surtout à relancer la dynamique, plutôt qu’à capitaliser sur des confrontations de rêve.
En définitive, selon Jim Ross, l’absence de ce match tant attendu n’était pas le fruit de manœuvres politiques ou de tensions internes. Il s’agissait d’un artiste, Steve Austin, refusant de proposer un spectacle en dessous de ses standards, convaincu que les conditions n’étaient pas réunies pour un affrontement mémorable.