L’animateur Jimmy Kimmel a vivement critiqué la gestion du conflit au Moyen-Orient par l’administration Trump lors de son émission « Jimmy Kimmel Live ! » mercredi soir, comparant avec dérision les tactiques de négociation du président avec l’Iran à un rapport sexuel maladroit.
C’est lors de son monologue d’ouverture que l’hôte de la chaîne ABC a lancé une salve de moqueries à l’encontre du président, s’attaquant particulièrement à sa méthode diplomatique.
« Pour lui, une négociation, c’est comme le sexe. Il est mauvais là-dedans. Cela consiste principalement à s’agiter dans tous les sens, et il ne peut le faire que pendant un court moment avant de commencer à hurler qu’il a fini. »
Jimmy Kimmel, animateur de « Jimmy Kimmel Live ! »
Cette sortie intervient alors que la Maison-Blanche serait proche de conclure un accord avec l’Iran, et ce, malgré des tensions croissantes dans la région et la fermeture continue du détroit d’Ormuz. Jimmy Kimmel s’est notamment amusé du flou entourant les modalités de cet arrangement, s’interrogeant avec sarcasme sur la direction réelle prise par les discussions.
L’animateur a également mis en lumière un paradoxe concernant le moratoire sur l’enrichissement de l’uranium. Selon certaines informations, l’accord proposé pourrait inclure une restriction dépassant les 10 ans. Kimmel a rappelé que l’accord nucléaire de l’ère Obama, que Donald Trump avait repeatedly critiqué lors de son premier mandat, prévoyait des restrictions allant jusqu’à 15 ans.
Ironisant sur le titre du célèbre livre du président, L’Art de la négociation (The Art of the Deal), il a affirmé que Donald Trump s’apprêtait à conclure « le pire des pires accords de l’histoire ».
Par ailleurs, le programme a pointé du doigt le choix sémantique de l’administration pour qualifier le conflit avec l’Iran. Selon Jimmy Kimmel, l’utilisation de termes alternatifs viserait à éviter l’appellation « guerre », laquelle nécessiterait l’approbation du Congrès, étape que le président aurait omise.
L’animateur a ainsi raillé l’évolution du vocabulaire utilisé par Donald Trump, notant que le conflit a été successivement qualifié d’« excursion », de « mini-guerre » puis d’« escarmouche ». Il a ajouté avec ironie que le mois prochain, on parlerait sans doute d’une « petite querelle » s’élevant à 200 milliards de dollars.
Enfin, Jimmy Kimmel a conclu son segment en se moquant du lexique du président, en diffusant un clip où ce dernier décrit le trafic de drogue maritime en répétant plusieurs fois les expressions « par la mer, par la mer, par l’océan, par l’eau ». L’animateur a alors plaisanté sur sa propre confusion, suggérant qu’il avait initialement cru que le président utilisait le mot « mer » (sea) pour évoquer la « sénilité » (senile).