Les autorités du Jammu-et-Cachemire ont procédé à une nouvelle arrestation dans le cadre d’une enquête sur un présumé réseau terroriste impliquant des professionnels de santé, suite à la découverte d’une arme de poing au sein du Government Medical College (GMC) d’Anantnag.
Un responsable de la police de haut rang a confirmé que la saisie d’armes sophistiquées démontre l’implication active de médecins dans des activités liées au terrorisme. Selon ses déclarations, un second médecin a été interpellé et plusieurs autres arrestations sont à prévoir dans les prochains jours.
L’arme, un fusil AK-47, a été retrouvée dans un casier appartenant au Dr Adil Ahmed Rather, qui exerçait précédemment au GMC d’Anantnag avant de s’installer à Saharanpur, dans l’Uttar Pradesh. La découverte a eu lieu lors de perquisitions menées sur le campus universitaire et dans divers lieux du district d’Anantnag, situé dans le sud du Cachemire.
L’identité du deuxième médecin arrêté n’a pas encore été divulguée, mais des sources policières indiquent qu’il est originaire de la région de Quial, dans le district de Pulwama. Il est actuellement interrogé concernant la saisie de l’arme et ses liens présumés avec le réseau.
Cette enquête s’inscrit dans la continuité d’une affaire précédente, initiée suite à la diffusion de tracts soutenant le groupe terroriste interdit Jaish-e-Mohammed (JeM) dans les rues de Srinagar dans la nuit du 27 octobre 2025. Le lendemain, une procédure judiciaire avait été ouverte en vertu de la loi sur la prévention des activités illégales (UAPA) à l’encontre d’inconnus.
Des images de vidéosurveillance ont par la suite identifié le Dr Adil Ahmed Rather, un spécialiste en médecine de 31 ans originaire de Qazigund, comme étant l’individu ayant apposé ces tracts. Des investigations techniques et le suivi de son téléphone mobile ont permis aux enquêteurs de le localiser à Saharanpur.
Le Dr Adil, qui travaillait dans un hôpital privé de Saharanpur et s’était marié à une médecin locale le 4 octobre 2025, a été interpellé le 6 novembre 2025. L’opération a été menée conjointement par la police de Srinagar, la police de Saharanpur et le Special Operations Group (SOG) dans un établissement hospitalier privé situé sur Ambala Road.
Suite à son arrestation, il a été présenté devant un tribunal local de Saharanpur, qui a accordé aux autorités du Jammu-et-Cachemire un mandat de transit lui permettant de le ramener pour un interrogatoire approfondi.
Une nouvelle affaire a depuis été enregistrée à la station de police de Nowgam, en vertu de la loi indienne sur les armes et de l’UAPA, concernant la découverte du fusil. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer l’origine de l’arme et son utilisation prévue, suspectant qu’elle pourrait faire partie d’un réseau terroriste plus vaste opérant dans la région.
Les autorités estiment que le groupe de médecins impliqué dans la diffusion de propagande du JeM pourrait faire partie d’un réseau terroriste plus étendu, la récente saisie d’armes marquant une avancée significative dans l’enquête.
Par ailleurs, les services de renseignement à Saharanpur ont été placés en état d’alerte, et des vérifications d’antécédents sont en cours concernant d’autres professionnels originaires du Jammu-et-Cachemire exerçant dans les établissements de santé locaux.