L’Américain Jordan Stolz a confirmé son statut de prodige du patinage de vitesse en décrochant une deuxième médaille d’or aux Jeux olympiques d’hiver, pulvérisant au passage un nouveau record olympique sur 1 000 mètres. Sa performance exceptionnelle, survenue samedi, laisse présager une domination durable de ce jeune athlète sur la scène internationale.
Stolz, qui avait déjà suscité l’attention lors de la course au 1 000 mètres en début de semaine avec un départ prudent, a cette fois-ci pris l’ascendant sur son principal rival, le Néerlandais Jenning de Boo, avec un chrono de 1 minute et 7 secondes. De Boo a terminé à seulement 0,11 seconde du vainqueur, tandis que le Canadien Laurent Dubreuil a complété le podium en établissant un record olympique, rapidement effacé par les performances de Stolz et de Boo.
« Nous verrons », avait simplement souri Stolz lorsqu’on lui demandait si son départ lent au 1 000 mètres était un présage pour la course au 500 mètres. Il n’a finalement pas eu besoin d’attendre le 500 mètres pour prouver sa supériorité.
Malgré sa déception, Jenning de Boo a fait preuve de fair-play et de lucidité. « La médaille d’argent a un goût un peu moins doux que celle du 1 000 mètres, parce que les gens disent que le 500 mètres est ma distance, donc c’est ici que j’aurais dû la gagner », a-t-il reconnu. Il a ensuite ajouté avec conviction : « L’ère Stolz a déjà commencé. J’en fais partie. J’espère que mon ère est encore à venir. »
Laurent Dubreuil, également présent sur le podium, partage cet avis. « Je pense que Jordan est le meilleur patineur de vitesse de tous les temps », a-t-il déclaré. « Je pense que ces deux-là sont les deux meilleurs sprinteurs de tous les temps. Je ne pense pas qu’il arrive souvent qu’on établisse un record olympique et qu’on perde ensuite d’une demi-seconde. Je suis juste heureux qu’ils ne soient pas trois. »
Jordan Stolz aura l’occasion de consolider sa position de star montante jeudi, en tentant de devenir le deuxième Américain de l’histoire à remporter trois médailles d’or lors d’un seul Jeux d’hiver, après Eric Heiden, qui en avait décroché cinq.