Wendy et Eddie Osefo, personnalités de l’émission The Real Housewives of Potomac, seront jugés ensemble comme co-accusés pour fraude à l’assurance. Le tribunal de circuit du comté de Carroll, dans le Maryland, a validé cette demande ce mardi 4 décembre 2025.
Ce revirement intervient alors que le couple avait initialement déposé des requêtes séparées le mois dernier pour demander des procès distincts, tout en soutenant que leurs arrestations étaient « illégales ».
Le couple avait été interpellé le 10 octobre dernier. Chacun fait face à plus d’une douzaine de chefs d’accusation pour fraude. Selon les procureurs, Wendy et Eddie Osefo auraient mis en scène un cambriolage à leur domicile afin de soumettre de fausses demandes d’indemnisation pour des articles de luxe. L’enquête révèle que les époux ont prétendu que ces objets avaient été volés lors d’un séjour en Jamaïque, alors que certains auraient été aperçus sur les réseaux sociaux ou auraient fait l’objet de demandes de remboursement préalables.
L’enquête s’est intensifiée autour des finances du couple. Les documents judiciaires mentionnent l’utilisation d’environ 40 cartes de crédit et de débit, dont certaines étaient liées à des entreprises ou à des pseudonymes tels que « Pam Oliver » et « Eddie Hennessy ». Pour l’accusation, ces noms servaient à « masquer leur identité ».
La défense a fermement contesté cette approche, qualifiant la demande des procureurs de :
« expédition de pêche »
Équipe juridique des Osefo
L’avocat d’Eddie, Joseph Murtha, a ajouté que les procureurs sont toujours à la recherche d’éléments qu’ils n’auraient pas trouvés après 18 mois d’investigations. De leur côté, les procureurs soutiennent que les relevés financiers sont essentiels puisque la fraude à l’assurance est un crime financier et que les dossiers pourraient révéler des « dépenses excessives ».
Dans un communiqué conjoint, les Osefo accusent la police d’avoir mal géré le rapport initial du cambriolage et d’avoir fait preuve de partialité envers leur famille. Leurs avocats affirment que les autorités :
« n’ont pas mené l’enquête correctement… malgré des indices clairs d’une effraction »
Avocats du couple
Le couple a également nié avoir utilisé des pseudonymes pour des demandes financières, précisant que ces noms étaient uniquement destinés à la livraison de colis afin de protéger l’identité de figures publiques. Ils dénoncent enfin la divulgation de leurs informations financières privées, qualifiant cette pratique de « profondément injuste ».
La prochaine audience est fixée au 19 décembre.