Publié le 17 février 2026. Le président élu chilien, José Antonio Kast, s’oppose à l’aide financière promise par le gouvernement sortant à Cuba, pays confronté à une crise économique et énergétique majeure. Cette décision intervient dans un contexte de tensions accrues avec les États-Unis et de chute du régime vénézuélien.
- José Antonio Kast critique l’aide d’un million de dollars (environ 920 000 euros) destinée à Cuba.
- Cuba est en proie à une grave crise énergétique suite à l’arrêt des livraisons de pétrole du Venezuela et aux menaces de sanctions américaines.
- Plusieurs pays, dont le Mexique, l’Espagne et la Russie, ont également annoncé leur intention d’aider l’île.
Le président élu chilien, José Antonio Kast, a exprimé lundi 16 février 2026 son désaccord avec l’aide économique que le gouvernement de Gabriel Boric s’apprête à verser à Cuba. Cette aide, d’un montant d’un million de dollars américains (environ 920 000 euros), devait être acheminée via le Fonds contre la faim et la pauvreté de l’Agence internationale de coopération au développement de l’Unicef.
Lors d’une conférence de presse tenue dans le sud du Chili, à son retour de vacances, Kast a fermement critiqué cette initiative :
« Je ne suis pas d’accord avec l’aide économique directe à un gouvernement qui a créé une dictature pendant plus de 60 ans et qui a placé le peuple cubain dans une situation très désavantagée et inhumaine. »
José Antonio Kast, président élu du Chili
La crise cubaine s’est considérablement aggravée après la chute de Nicolás Maduro au Venezuela le 3 janvier dernier, mettant fin aux livraisons de pétrole qui soutenaient l’économie de l’île. À cela s’ajoutent les menaces formulées par Washington d’imposer des droits de douane aux pays continuant à vendre du pétrole à Cuba, accentuant encore les difficultés économiques.
La Havane, soumise à un embargo américain depuis 1962, accuse l’administration Trump de chercher à « étouffer » son économie. En réponse, le gouvernement cubain a mis en place une série de mesures d’urgence, notamment le rationnement de l’essence, la semaine de travail de quatre jours dans les administrations, le développement du télétravail et le recours à des cours universitaires à distance.
Face à cette situation, plusieurs pays ont manifesté leur solidarité avec Cuba. Le Mexique, l’Espagne et la Russie ont ainsi annoncé qu’ils apporteraient également une aide financière à l’île.
José Antonio Kast prendra ses fonctions le 11 mars prochain et a souligné que toute aide humanitaire devrait être conditionnée au respect des principes démocratiques :
« Toute aide humanitaire doit nécessairement avoir lieu parce que la démocratie est exigée et je n’ai pas vu cela. »
José Antonio Kast, président élu du Chili