Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a opéré un virage diplomatique majeur, déclarant l’unification avec la Corée du Sud comme un objectif désormais irréalisable. Cette prise de position radicale implique une modification constitutionnelle visant à désigner le Sud comme l’« ennemi principal » de la Corée du Nord. Parallèlement, trois organisations dédiées à la réunification cesseront leurs activités, selon les informations rapportées par l’agence d’État KCNA.
Cette nouvelle orientation survient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux voisins, séparés par un armistice depuis 1953. En réponse à ces déclarations et à l’attitude de Pyongyang, le président sud-coréen a affirmé qu’il réagirait « plusieurs fois plus fort » à toute provocation nord-coréenne.
Ces annonces marquent un tournant significatif dans les relations intercoréennes. L’idée d’une éventuelle réconciliation semble désormais reléguée au passé, remplacée par une posture d’opposition frontale. Le changement constitutionnel évoqué par Kim Jong-un vise à institutionnaliser ce nouveau statut de la Corée du Sud, la qualifiant officiellement de « n°1 ennemi ».