Affaire de espionnage présumé : les Knicks et les Raptors enterrent la hache de guerre
Après plus d’un an de procédure judiciaire, les New York Knicks et les Toronto Raptors ont convenu de retirer mutuellement leur plainte concernant le vol présumé de milliers de documents confidentiels. Cette décision marque la fin d’une saga judiciaire qui avait secoué la NBA.
Les deux franchises, par le biais de leurs porte-parole, ont communiqué une déclaration identique : « Les Knicks et Maple Leaf Sports & Entertainment [propriétaire des Raptors] ont retiré leurs revendications respectives et l’affaire est résolue. Les Parties se concentrent sur l’avenir. »
Le conflit avait éclaté en août 2023 lorsque les Knicks avaient déposé une plainte, réclamant plus de 10 millions de dollars américains de dommages et intérêts. La franchise new-yorkaise alléguait que les Raptors avaient débauché Ikechukwu Azotam, un employé des Knicks entre 2020 et 2023, et lui avaient demandé de transmettre une masse de données internes lors des premiers contacts de Toronto à l’été 2023. Selon les Knicks, cette manœuvre visait à obtenir un avantage concurrentiel pour l’équipe canadienne.
Plus précisément, les Knicks soutenaient qu’Ikechukwu Azotam, qui occupait les postes d’assistant coordinateur vidéo puis de directeur de la vidéo/analyse/assistant au développement des joueurs, avait envoyé aux Raptors des milliers de fichiers confidentiels. Parmi ceux-ci figuraient des rapports sur la fréquence des jeux, un cahier de préparation pour la saison 2022-2023, des fichiers de scouting vidéo et des recherches sur les adversaires.
La plainte déposée en août 2023 précisait que ces agissements avaient été effectués à la demande des Raptors, qui cherchaient ainsi à « organiser, planifier et structurer le nouveau personnel de coaching et d’opérations vidéo ». La liste des accusés dans cette poursuite incluait, outre Ikechukwu Azotam, l’entraîneur des Raptors Darko Rajaković, l’entraîneur au développement des joueurs Noah Lewis, et dix employés non identifiés.
En octobre 2023, les Raptors avaient vivement réfuté ces allégations, les qualifiant de « dénuées de fondement » et de « coup de relations publiques ». La défense canadienne argumentait que le présumé « vol de données » ne concernait que des informations « publiquement disponibles » et « facilement accessibles à tous les membres de la NBA » via des sources publiques. Les Raptors avaient à plusieurs reprises plaidé pour une intervention du commissaire de la NBA, Adam Silver, afin de régler le différend. Un juge du district sud des États-Unis à Lower Manhattan avait finalement acquiescé à la résolution.
La dismissal a été prononcée avec préjudice, signifiant que l’affaire est définitivement close et ne pourra plus être rouverte.