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la Berlinale ouvre pour examiner la complexité du monde

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Publié le 12 février 2026 à 04h27. La 76e Berlinale s’ouvre ce soir dans un contexte international tendu, avec un accent particulier sur la défense de la liberté artistique face aux régimes autoritaires, et met à l’honneur le cinéma féminin et les voix venues du monde entier.

  • La directrice de la Berlinale, Tricia Tuttle, souligne l’importance cruciale de protéger la liberté artistique dans un monde polarisé.
  • Le ministre allemand de la Culture, Wolfram Weimer, dénonce la répression des artistes par les régimes de Téhéran et de Caracas.
  • La cérémonie d’ouverture met à l’honneur l’actrice malaisienne Michelle Yeoh et présente le nouveau film de la cinéaste afghane Shahrbanoo Sadat.

La 76e Berlinale, qui se déroule jusqu’au 21 février, marque le premier grand événement cinématographique de l’année. L’édition 2025 avait été marquée par le contexte politique allemand lié aux élections législatives qui ont suivi la cérémonie de clôture. Cette année, si les enjeux politiques immédiats sont moins prégnants, les tensions internationales, notamment la répression en Iran, devraient imprégner un festival traditionnellement engagé.

Plusieurs thématiques se dégagent de la sélection, notamment « la famille et l’intimité sous pression, les questions de soin, d’appartenance et l’expérience de vivre entre plusieurs mondes », selon Tricia Tuttle. La directrice du festival souligne également que de nombreux films explorent « comment nos vies privées sont façonnées par des forces politiques et sociales plus vastes ».

Le film d’ouverture, « No Good Men » de Shahrbanoo Sadat, raconte l’histoire de Naru, une journaliste kaboule confrontée aux infidélités de son compagnon et à une rencontre inattendue qui lui redonne espoir. Le film se déroule sur fond d’offensive des talibans et de chute du régime républicain afghan, dont la réalisatrice a fui le pays en 2021 pour s’installer à Hambourg.

« Cela parle de l’expérience des femmes afghanes, que nous ne verrions pas sans le travail de Shahrbanoo. »

Tricia Tuttle, directrice de la Berlinale

Parmi les autres films présentés, « Roya » de l’Iranienne Mahnaz Mohammadi, hors compétition, aborde le dilemme d’une enseignante iranienne confrontée à la pression de faire des aveux forcés ou de rester emprisonnée à la prison d’Evin, à Téhéran.

Contrairement à d’autres grands festivals comme Venise ou Cannes, la Berlinale privilégie des productions moins grandioses. Néanmoins, « The Weight », avec Ethan Hawke et Russell Crowe, sera à l’affiche, retraçant l’histoire d’un homme contraint de faire passer de l’or en contrebande dans l’Oregon pendant la Grande Dépression des années 1930. Le film a été tourné en Allemagne, illustrant une tendance croissante des productions américaines à délocaliser leur tournage pour des raisons économiques.

L’actrice allemande Sandra Hüller, révélée par « Anatomie d’une chute » et « La Zone d’intérêt », sera également présente avec « Rosebush Pruning » du Brésilien Karim Aïnouz, une satire de la famille patriarcale. Le film, qui réunit également Elle Fanning, Callum Turner, Jamie Bell et Pamela Anderson, promet d’attirer l’attention sur le tapis rouge.

Enfin, Juliette Binoche et Isabelle Huppert représenteront le cinéma français avec « Queen at Sea » de Lance Hammer, explorant le thème de la démence sénile, et « The Blood Countess » d’Ulrike Ottinger, un film de vampires à la recherche d’un élixir de vie.

© 2026 AFP

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