Publié le 6 février 2026 à 08h24. Pékin a réaffirmé son soutien à Cuba face aux accusations américaines de menaces à la sécurité nationale, lors d’une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays.
- La Chine se dit prête à soutenir Cuba « autant que possible » pour défendre sa souveraineté.
- Les États-Unis ont décrété l’état d’urgence nationale en raison des liens de Cuba avec des pays considérés comme hostiles.
- Les deux pays, Cuba et la Chine, ont souligné le caractère stratégique de leur relation historique.
La Chine a exprimé son ferme soutien à Cuba après que les États-Unis ont qualifié le gouvernement cubain de menace pour leur sécurité nationale. Cette prise de position intervient suite à une rencontre, jeudi, à Pékin, entre le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et son homologue cubain, Bruno Rodriguez Parrilla.
Selon un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, Pékin « soutient fermement Cuba dans la sauvegarde de sa souveraineté et de sa sécurité nationales, s’oppose à l’ingérence injustifiée des forces extérieures et rejette toute tentative visant à priver le peuple cubain de son droit à survivre et à se développer ». Il a ajouté que la Chine était prête à apporter à Cuba « autant de soutien que possible ».
De son côté, Bruno Rodriguez Parrilla a déclaré sur le réseau social X que les deux parties avaient « affirmé la nature particulière et stratégique de la relation historique entre les deux pays socialistes ».
Cette démonstration de soutien de la Chine à Cuba fait suite à la décision du président américain Donald Trump, la semaine dernière, de décréter l’état d’urgence nationale dans ses relations avec l’île. M. Trump accuse Cuba de s’aligner sur « des pays hostiles, des groupes terroristes transnationaux et des acteurs malveillants ». Il affirme que la coopération militaire et les contacts de Cuba avec la Russie, la Chine, l’Iran, ainsi qu’avec le groupe armé palestinien Hamas et le groupe libanais Hezbollah, « menacent directement » la sécurité nationale des États-Unis.
Le décret de Donald Trump indique que les États-Unis ont une « tolérance zéro à l’égard des actions arbitraires du régime communiste cubain ».