Home Sports La Faculté des sciences de l’information organise une série de tables rondes sur le sport et la santé mentale | Leader en information sociale

La Faculté des sciences de l’information organise une série de tables rondes sur le sport et la santé mentale | Leader en information sociale

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Publié le 2024-10-04 12:00:00. À la veille de la Journée mondiale de la santé mentale, la Faculté des Sciences de l’Information de l’Université Complutense de Madrid a réuni sportifs de haut niveau, journalistes et psychologues pour débattre des enjeux de la santé mentale dans le sport, qu’il soit d’élite, paralympique ou inclusif.

  • Le stress pré-compétitif et la pression extérieure constituent des défis majeurs pour les athlètes.
  • L’importance du soutien psychologique et de la préparation mentale dès le plus jeune âge a été soulignée.
  • La nécessité de professionnaliser l’accompagnement mental et de ne pas surcharger les sportifs de responsabilités est apparue clairement.

L’événement, organisé par la plateforme de santé mentale OM Sports et MediaCom UCM, avec le soutien de l’Association de la Presse Sportive de Madrid et du Département de Journalisme de l’UCM, a vu la participation de figures marquantes du monde sportif et médiatique.

Parmi les intervenants, on trouvait Fran Garrigós, médaillé de bronze olympique en judo, Marta Arce, également médaillée de bronze paralympique en judo, Vicente Martínez Orga, président de la Fédération espagnole de tir à l’arc, Juan Ignacio Gallardo, directeur de « Marca », Carmen Colino, rédactrice en chef de « As », et Lucía Gili, psychologue clinicienne et sportive. Les discussions ont également bénéficié des interventions de Vicente del Bosque et Iker Casillas, tous deux champions du monde et ambassadeurs de OM Sports, ainsi que de la boxeuse Miriam Gutiérrez et du Dr Dina Mayé.

Iker Casillas a insisté sur la nécessité de préserver le bien-être psychologique des jeunes athlètes :

« Il est très important qu’ils puissent s’épanouir sereinement et sans pression, car cette pression vient souvent de l’extérieur, voire de leur propre foyer. Il est donc essentiel qu’ils restent calmes pour favoriser leur développement. »

Iker Casillas, président de la Fondation Iker Casillas

Vicente del Bosque a illustré l’importance de la force mentale de l’encadrement sportif :

« À un moment donné, comme lors du but d’Iniesta, il était crucial pour moi de maintenir une posture de force mentale. J’ai cherché à projeter le calme, même si je pense avoir peut-être exagéré en serrant les poings. »

Vicente del Bosque, champion du monde et d’Europe

Fran Garrigós a partagé son expérience des Jeux de Tokyo :

« J’ai ressenti de la nervosité avant d’aborder les Jeux de Tokyo, mais une fois le premier tour passé, tout s’est envolé. Ma confiance en moi m’a permis d’atteindre mes objectifs. Il faut savoir évacuer la pression médiatique ou celle que l’on s’impose, et se concentrer uniquement sur soi, c’est la clé du succès. »

Fran Garrigós, judoka

Marta Arce a mis en lumière les obstacles psychologiques liés aux infrastructures :

« Les barrières architecturales posent des problèmes psychologiques majeurs. Dans de nombreux gymnases, les chaises ne sont pas adaptées pour le basket en fauteuil roulant. »

Marta Arce, judokate paralympique

Miriam Gutiérrez a souligné le besoin d’un accompagnement professionnel sans jugement :

« Si un athlète perd pied mentalement, il est éliminé. Il a besoin de nombreux professionnels pour le soutenir sans le juger afin qu’il atteigne ses objectifs. Le repos est également vital pour atteindre le but fixé. »

Miriam Gutiérrez, championne du monde de boxe

Vicente Martínez Orga a soulevé la question de la pression sur les jeunes sportifs :

« Le problème, c’est que nous leur demandons d’investir des heures considérables pour devenir champions du monde dans un sport qui ne leur permettra peut-être pas de vivre plus tard. Une fois sur le marché du travail, ils deviennent obsolètes. Et nous créons cette situation en exigeant d’eux tant de succès. »

Vicente Martínez Orga, président de la Fédération espagnole de tir à l’arc

Lucía Gili a mis l’accent sur la phase de pré-compétition :

« Ce qui affecte le plus les athlètes, c’est la pré-compétition. Il faut les préparer à cette étape dès qu’ils commencent leur pratique sportive. »

Lucía Gili, psychologue clinicienne et sportive

Enfin, le Dr Dina Mayé a rappelé l’importance de la psychologie à tous les niveaux, y compris dans la santé publique, et dans le sport, « une activité hautement recommandée car c’est la meilleure pilule ». Cet événement a ainsi permis d’ouvrir la réflexion, y compris aux étudiants en journalisme, sur un sujet crucial, analysé par des experts de divers horizons.

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