Quatre personnes ont été interpellées à Paris suite à des perturbations survenues jeudi soir lors d’un concert de l’Orchestre Philharmonique d’Israël. L’événement, qui se déroulait à la Philharmonie de Paris, a été interrompu à plusieurs reprises par des manifestants protestant contre la politique israélienne dans les territoires palestiniens.
La représentation, initialement prévue pour se dérouler sans incident, a été marquée par des tentatives de perturbation, notamment par le déclenchement de fumigènes à deux reprises, a précisé la direction de la salle de concert. La visite de cet orchestre israélien avait déjà suscité des critiques de plusieurs collectifs en amont, soulevant des préoccupations quant à la conduite de l’offensive militaire israélienne à Gaza et aux restrictions sur l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.
La Philharmonie de Paris a annoncé avoir déposé plainte pour ces faits, déclarant « déplorer et condamner fermement les graves incidents survenus ». Selon la salle, des individus munis de billets ont tenté à trois reprises d’entraver le bon déroulement du concert, provoquant l’intervention d’autres spectateurs. Les manifestants ont finalement été évacués, permettant au concert de reprendre dans le calme.
Un procureur français a confirmé vendredi que trois femmes et un homme étaient toujours en garde à vue dans le cadre de cette affaire.
Ces événements interviennent dans un contexte de vives critiques internationales à l’encontre d’Israël concernant ses actions à Gaza et en Cisjordanie. L’offensive israélienne dans la bande de Gaza a été lancée en réponse à l’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas, qui a causé la mort de 1 221 personnes, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse à partir de données officielles israéliennes. Les opérations militaires israéliennes ultérieures à Gaza ont entraîné la mort de plus de 68 500 Palestiniens, d’après les chiffres du ministère de la Santé du territoire géré par le Hamas, jugés fiables par les Nations Unies. Des enquêteurs de l’ONU ont par ailleurs accusé Israël de génocide, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour internationale de justice pour des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.