Publié le 2025-11-05 16:21:00. La Cour suprême de justice bolivienne a ordonné la libération immédiate de l’ancienne présidente Jeanine Áñez, annulant sa condamnation à dix ans de prison dans le cadre de l’affaire dite « Régime II ». Cette décision intervient après une révision extraordinaire de la peine, soulevant à nouveau le débat sur la judiciarisation des conflits politiques dans le pays.
- Annulation de la peine de dix ans de prison prononcée contre Jeanine Áñez.
- Ordonnance de libération immédiate de l’ancienne présidente, détenue depuis 2022.
- La Cour suprême de justice a validé la décision par sept voix, deux s’y opposant.
La plus haute instance judiciaire de Bolivie a mis fin, ce mercredi, à la peine d’emprisonnement qui pesait sur Jeanine Áñez. La Cour Suprême de Justice (TSJ) a statué en faveur d’une « révision extraordinaire » de la sentence, une procédure demandée par la défense de l’ancienne cheffe d’État. Le président du TSJ, Romer Saucedo, a confirmé la décision, expliquant que l’annulation de la peine de dix ans entraînait une libération dans l’immédiat.
Jeanine Áñez était incarcérée depuis 2022 dans une prison de La Paz suite à sa condamnation dans le dossier « Régime II ». Ce procès portait sur son accession à la présidence en 2019, dans le contexte de la crise politique ayant mené à la démission d’Evo Morales et d’autres hauts responsables. La justice bolivienne lui reprochait d’avoir violé l’ordre constitutionnel.
Cette décision judiciaire survient alors que Jeanine Áñez avait récemment exprimé, sur le réseau social X (anciennement Twitter), les épreuves traversées durant ses près de cinq années de détention. Elle y réaffirmait son attachement à ses convictions et défendait les actions menées durant la crise de 2019, affirmant avoir « servi mon pays quand il en avait besoin ». L’ancienne présidente dénonçait également être la cible d’accusations répétées et injustifiées, tout en soulignant le coût personnel et familial de sa situation, dénonçant un possible manque de soutien politique.
L’affaire Jeanine Áñez a suscité de vives réactions tant au niveau national qu’international, de nombreuses organisations de défense des droits humains ayant exprimé leurs préoccupations quant au déroulement du processus judiciaire. La décision de la Cour suprême de justice, en annulant la peine et en ordonnant la libération, marque un tournant significatif dans ce dossier jugé comme l’un des plus controversés de ces dernières années en Bolivie.