Publié le 2025-10-07 17:54:00. Des milliers de Cubains seraient engagés au côté de la Russie en Ukraine, tandis que l’Europe cherche à renforcer sa défense anti-drones face aux incursions russes. Ces révélations interviennent alors que Donald Trump se montre ouvert à une extension du traité de désarmement nucléaire « New Start », tandis que le Premier ministre slovaque critique la politique européenne vis-à-vis de Moscou et que l’ambassadeur russe est invité à une exposition en Allemagne.
- Les États-Unis affirment que 1 000 à 5 000 Cubains combattraient pour la Russie en Ukraine, la partie ukrainienne évoquant même jusqu’à 20 000 mercenaires cubains.
- Le chancelier allemand Friedrich Merz appelle à l’acquisition rapide de systèmes de défense anti-drones face à une menace jugée sérieuse et orchestrée par la Russie.
- Donald Trump s’est dit favorable à une prolongation du traité « New Start » limitant les armements nucléaires russo-américains.
Le Département d’État américain a indiqué que plusieurs milliers de Cubains seraient mobilisés pour combattre aux côtés de la Russie en Ukraine. Kiev a déjà alerté à plusieurs reprises sur le recrutement actif de mercenaires cubains par Moscou, les estimations ukrainiennes allant jusqu’à 20 000 combattants originaires de l’île des Caraïbes. Cette potentielle implication de combattants étrangers soulève des questions sur la politique cubaine et les relations entretenues avec la Russie depuis la Guerre Froide.
Parallèlement, l’Europe fait face à une intensification des défis en matière de défense, notamment contre les drones. Friedrich Merz, président de la CDU, a souligné la nécessité d’acquérir rapidement des technologies de défense anti-drones. Selon lui, la recrudescence des vols de drones, bien que n’ayant pas encore occasionné d’incident grave, représente une menace sérieuse pour la sécurité européenne, et l’hypothèse la plus probable est que la Russie soit à l’origine de ces incursions destinées à tester les défenses et à déstabiliser la population. Il a insisté sur la volonté de la Russie de « détruire l’ordre politique global » et la nécessité pour l’Europe de se défendre.
Dans un autre registre diplomatique, Donald Trump s’est montré ouvert à une prolongation du traité de contrôle des armements nucléaires « New Start », qui arrivera à expiration en février 2026. Le président russe Vladimir Poutine avait proposé une extension d’un an, proposition accueillie favorablement par l’ancien président américain. Ce traité, signé en 2010, plafonne le nombre de têtes nucléaires et de lanceurs stratégiques des deux puissances. Les inspections ont toutefois été interrompues depuis que Moscou a suspendu sa participation, invoquant les tensions croissantes avec l’Occident dans le contexte de la guerre en Ukraine.
Sur la scène politique européenne, le Premier ministre slovaque Robert Fico a réitéré ses critiques à l’égard de la politique de l’Union européenne concernant l’Ukraine et la Russie. Il a exprimé son souhait non pas d’une défaite russe, mais d’une fin du conflit, affirmant que la guerre en Ukraine n’était « pas notre guerre ».
En Allemagne, l’invitation de l’ambassadeur russe à une exposition sur la « guerre et la paix » au Parlement de l’État de Brandebourg, à l’initiative du groupe parlementaire BSW, a suscité des critiques. Le groupe BSW défend cette démarche comme une nécessité pour « entrer en contact avec les parties en guerre » afin de défendre la paix. D’autres formations politiques, comme la CDU, ont fermement rejeté cette initiative, arguant que « quiconque offre une tribune aux agresseurs russes n’a rien à voir avec la paix ». L’exposition, qui présente des œuvres des artistes Hans et Lea Grundig, a également réuni des représentants d’initiatives de paix et d’ambassades de plusieurs pays européens, ainsi que de Russie, de Biélorussie et des États-Unis.