La masse monétaire mondiale a atteint un niveau record de 144 000 milliards de dollars (144 trillions de dollars américains) en décembre 2025, une augmentation de 10,4 % sur un an, selon une analyse récente. Cette expansion rapide de la liquidité mondiale soulève des questions sur la dévaluation des monnaies et pourrait inciter les investisseurs à se tourner vers des actifs refuges.
Selon la Lettre de Kobeissi, une publication spécialisée dans l’analyse des marchés financiers, cette croissance de la masse monétaire est la troisième accélération mensuelle consécutive. Depuis l’an 2000, la masse monétaire mondiale a augmenté de 118 000 milliards de dollars, représentant un taux de croissance annuel composé de 7 %.
L’analyse souligne que le rythme actuel de création monétaire est exceptionnellement rapide, même en dehors des périodes de crise. « Le rythme de la création monétaire mondiale n’a jamais été aussi rapide, même sans crise financière », indique la Lettre de Kobeissi. Historiquement, des injections massives de liquidités sont utilisées pour stimuler l’économie en réponse à des chocs économiques, comme lors de la crise financière de 2008 ou de la pandémie de 2020.
Cependant, l’étude suggère que l’augmentation actuelle des liquidités ne serait pas uniquement une réponse à une crise, mais plutôt le signe d’une dévaluation structurelle de la monnaie. Plus de 44 000 milliards de dollars (44 trillions de dollars américains) ont été ajoutés à la masse monétaire mondiale après la pandémie de 2020, soit une augmentation de 44 % en cinq ans. Le taux d’augmentation le plus élevé a été enregistré en février 2021, atteignant 18,7 %.
La Lettre de Kobeissi met également en évidence une possible dépréciation du dollar américain à la fin de 2025, ce qui pourrait entraîner un déplacement des capitaux vers des actifs plus stables, tels que le Bitcoin (BTC) et l’or.
L’expansion de la liquidité mondiale a pour effet inévitable de diluer la valeur des monnaies fiduciaires. Par conséquent, les investisseurs pourraient être incités à se tourner vers des actifs réels dont l’offre est limitée.