Home Sciences et technologies La NASA admet une erreur qui pourrait tout changer : une bactérie mortelle aurait été libérée

La NASA admet une erreur qui pourrait tout changer : une bactérie mortelle aurait été libérée

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Publié le 2025-10-28 00:03:00. La NASA est confrontée à un casse-tête scientifique après la découverte que des bactéries extrêmement résistantes auraient survécu aux processus de stérilisation rigoureux et voyagé dans l’espace. Cette capacité de survie soulève des questions cruciales quant à la contamination potentielle d’autres planètes et à l’altération des écosystèmes extraterrestres.

Une bactérie, baptisée Tersicoccus phoenicis, a la capacité étonnante de rester en dormance pendant de longues périodes, « faisant le mort » pour échapper aux détections. Cette particularité remet en question l’efficacité des protocoles de stérilisation spatiale, conçus pour garantir l’absence de toute vie microbienne sur les engins envoyés aux confins de l’univers.

La découverte a été mise en lumière par des études menées à l’Université de Houston. Les chercheurs ont observé que certains micro-organismes peuvent « désactiver » leur activité biologique à tel point qu’ils deviennent indétectables, même en présence de nutriments. Madhan Tirumalai, microbiologiste à l’Université de Houston et co-auteur de l’étude, a résumé cette capacité de manière saisissante :

« Elle n’est pas morte. Elle a fait le mort. »

Madhan Tirumalai, microbiologiste à l’Université de Houston

William Widger, biologiste et biochimiste à la même université, explique que cette dormance extrême crée une illusion de stérilité. Lorsque les échantillons sont placés en culture, aucune croissance n’est visible, donnant l’impression erronée qu’il n’y a pas de présence microbienne. Pourtant, les bactéries sont bel et bien vivantes, attendant simplement le moment propice pour se réactiver.

Ces micro-organismes ont été découverts dans les salles blanches où sont assemblés les vaisseaux spatiaux. Ces environnements sont soumis à des normes d’hygiène draconiennes : air filtré, utilisation de produits chimiques agressifs et port de combinaisons spéciales pour éviter toute contamination humaine. Néanmoins, le Tersicoccus phoenicis a prouvé sa résilience en échappant aux procédures de détection pendant des années.

« Il existe encore un microbiome diversifié, même dans les salles blanches et à bord des vaisseaux spatiaux », a souligné Nils Averesch, biologiste spatial à l’Université de Floride.

Selon les recherches de l’Université de Houston, la bactérie utilise une protéine nommée Rpf pour réduire son métabolisme à presque zéro. Cette protéine permet ensuite une réactivation lorsque les conditions environnementales redeviennent favorables, conférant à la bactérie un avantage majeur pour survivre dans des conditions extrêmes, y compris lors d’un voyage spatial.

Cette capacité de survie pose un défi majeur pour l’avenir des missions spatiales. L’introduction de microbes terrestres sur d’autres planètes pourrait altérer des écosystèmes encore inconnus, voire compromettre la recherche de vie extraterrestre. La contamination croisée risque de fausser les résultats scientifiques et de déclencher des réactions biologiques imprévisibles.

Face à cette découverte, la NASA est amenée à réévaluer ses stratégies de stérilisation. L’agence spatiale travaille déjà à l’élaboration de nouvelles méthodes de détection des bactéries en état dormant, avant le lancement de futures missions qui pourraient potentiellement abriter une vie microbienne.

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