Publié le 20 février 2026 13:22:00. La NASA a confirmé la réussite des tests cruciaux pour la mission Artémis II, qui enverra quatre astronautes en orbite autour de la Lune, malgré des problèmes de fuites de carburant détectés précédemment. Ce succès marque une étape décisive vers le retour de l’homme sur la Lune et prépare le terrain pour de futures missions habitées, y compris vers Mars.
- La NASA a achevé avec succès les tests de ravitaillement en carburant de la fusée Artémis II, après avoir corrigé des fuites d’hydrogène.
- Les quatre astronautes de la mission, dont trois Américains et un Canadien, entameront une quarantaine ce soir afin de minimiser les risques de contamination avant le lancement.
- La mission Artémis II est une étape clé du programme Artémis, qui vise à établir une présence humaine durable sur la Lune et à préparer des missions vers Mars.
Après avoir été contrainte de suspendre son premier voyage lunaire habité depuis plus d’un demi-siècle en raison de fuites de carburant, la NASA a annoncé avoir surmonté les obstacles techniques. Le 3 février, des anomalies avaient été détectées lors des préparatifs de lancement, notamment des fuites d’hydrogène, obligeant les équipes à revoir les procédures.
Les équipes de lancement ont pompé plus de 2,6 millions de litres (700 000 gallons) de carburant ultrafroid dans la fusée lors d’une deuxième tentative. La NASA a déclaré que la fuite d’hydrogène restante était minime et restait dans les limites de sécurité. Ce test, considéré comme l’épreuve la plus critique de la répétition générale, a permis de valider les corrections apportées au système de ravitaillement.
L’équipage d’Artémis II, composé de Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch (tous trois de la NASA) ainsi que de l’astronaute canadien Jeremy Hansen, a suivi une partie des tests depuis le centre de contrôle de lancement du Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride. Ils débuteront une quarantaine ce soir, une période de confinement de quatorze jours destinée à réduire le risque d’exposition à des maladies avant le lancement. Le décollage est actuellement prévu à partir du 6 mars, bien que la date officielle n’ait pas encore été confirmée.
La NASA tiendra une conférence de presse à 17h00 heure française (11h00 heure locale) qui sera diffusée en direct sur la chaîne YouTube de l’agence. Lors de cette conférence, l’agence détaillera les résultats des tests et les prochaines étapes du programme Artémis.
Le vaisseau spatial Orion, qui accueillera les quatre astronautes, sera propulsé dans l’espace par le Space Launch System (SLS), la fusée la plus puissante jamais construite par la NASA, haute de 98 mètres. La mission prévoit un voyage de quatre jours autour de la Lune, avec un survol du satellite, avant un retour sur Terre d’une durée totale de dix jours. Durant cette mission, les astronautes prendront le contrôle manuel du vaisseau à plusieurs reprises pour effectuer des vérifications et des démonstrations.
Vers Mars
Artémis II s’inscrit dans la continuité du programme Artémis, après le vol sans pilote réussi de 2022. Elle précède les missions futures qui permettront aux astronautes de fouler à nouveau le sol lunaire et d’établir une présence humaine permanente sur le satellite, notamment grâce à la construction de la station orbitale Gateway.
Jared Isaacman, le nouvel administrateur de la NASA, a déjà annoncé son intention de revoir les connexions de carburant entre la fusée et la plateforme avant le prochain lancement d’Artémis III, qui prévoit l’atterrissage de deux astronautes près du pôle sud lunaire dans quelques années. « Nous ne lancerons que si nous sommes prêts et la sécurité de nos astronautes restera notre priorité absolue », a-t-il déclaré la semaine dernière sur X.
La station Gateway, en plus de servir de point de liaison et de coordination entre la Terre et la Lune, sera utilisée pour mener de nombreuses expériences scientifiques en dehors de la magnétosphère terrestre et pour tester des technologies essentielles pour les voyages de longue durée. Elle servira également d’étape intermédiaire pour les futures missions habitées, y compris celles vers Mars, dans le cadre d’un projet international dirigé par la NASA et impliquant de nombreuses agences spatiales.
Quelques problèmes mineurs sont survenus lors des opérations de ravitaillement. Au début, les équipes ont brièvement perdu la communication au sol, les opérateurs ayant dû recourir à des systèmes de communication de secours jusqu’au rétablissement des canaux normaux. Les ingénieurs ont rapidement identifié et isolé l’équipement responsable de cette interruption.
Dans les prochains jours, des grues seront utilisées pour installer des plateformes d’accès temporaires sur le lanceur mobile. Ces plateformes permettront aux techniciens d’accéder aux segments supérieurs des propulseurs à poudre du SLS et au réservoir intermédiaire pour effectuer la maintenance du système de terminaison de vol et le tester à nouveau, afin de garantir sa conformité aux normes de sécurité.
La NASA a précisé que ces plateformes ont été développées à partir des enseignements tirés de la mission Artémis I et permettent de réaliser des tests complets du système de sécurité directement sur la rampe de lancement, sans avoir à retourner au bâtiment d’assemblage du Centre spatial Kennedy pour des vérifications plus approfondies.