Home Accueil La plainte demande à la Cour de revoir sa grande faveur envers Mauricio Macri | Espionner les familles des membres de l’équipage de l’ARA San Juan

La plainte demande à la Cour de revoir sa grande faveur envers Mauricio Macri | Espionner les familles des membres de l’équipage de l’ARA San Juan

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Publié le 2024-05-14 15:00:00. La Cour suprême argentine a une nouvelle fois rejeté une requête visant à rouvrir l’enquête sur l’espionnage présumé des familles des victimes du sous-marin ARA San Juan. L’avocate plaignante dénonce un possible déni de justice et envisage de porter l’affaire devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

  • La Cour suprême argentine a confirmé la décision de classer sans suite l’affaire d’espionnage présumé visant l’ancien président Mauricio Macri.
  • L’enquête portait sur la surveillance des proches des 44 membres d’équipage du sous-marin ARA San Juan, disparu en 2017.
  • L’avocate Valeria Carreras accuse les plus hautes instances judiciaires de ne pas avoir justifié leurs décisions et pourrait saisir la CIDH.

L’affaire, qui avait suscité une vive émotion nationale et internationale, avait débuté en septembre 2020 suite à une plainte de Cristina Caamaño, alors auditrice de l’Agence fédérale de renseignement (AFI). Des documents révélaient des activités de surveillance des familles des marins disparus, incluant photographies et rapports sur leurs prises de position.

En décembre 2021, le juge fédéral Martín Bava avait mis en examen Mauricio Macri, estimant que les services de renseignement agissaient pour anticiper les revendications des proches du sous-marin auprès du président de l’époque. Cependant, la Cour fédérale de cassation pénale a par la suite annulé ces poursuites. Les juges Mariano Llorens, Pablo Bertuzzi et Leopoldo Bruglia, issus du gouvernement Cambiemos, avaient estimé que ces actions de l’AFI, bien qu’existantes, étaient justifiées par un prétendu risque pour la sécurité présidentielle.

Cette décision fut confirmée un an plus tard par la Chambre de cassation, avec les voix de Mariano Borinsky et Guillermo Yacobucci. Seule la juge Ángela Ledesma s’y était opposée, alertant que cette décision accordait une « carte blanche » aux services de renseignement.

Dans son dernier recours, déposé pour contester cette décision, l’avocate Valeria Carreras a soutenu que les autorités judiciaires suprêmes n’avaient pas précisé les manquements formels invoqués, craignant ainsi un déni de justice. Elle a insisté sur le fait que cette affaire touchait aux droits constitutionnels de toute la société, sous prétexte d’une potentielle menace : « nous pouvons tous être espionnés sous l’étiquette de « dangereux » ».

Convaincue de la violation des droits constitutionnels, Valeria Carreras déclare refuser d’être « piégée dans une gestion politique des décisions post-électorales ». Elle ne renonce pas à se battre pour la vérité et envisage désormais de porter l’affaire devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), après une première démarche auprès d’un rapporteur des Nations Unies (ONU).

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