Home International la présidente Delcy Rodriguez promet des élections libres, plus d’un mois après l’enlèvement de Nicolas Maduro

la présidente Delcy Rodriguez promet des élections libres, plus d’un mois après l’enlèvement de Nicolas Maduro

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Caracas – Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Venezuela, a promis l’organisation d’élections libres et équitables, tout en dénonçant les pressions internationales exercées sur son pays. Cette annonce intervient plus d’un mois après la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines, un événement qui a plongé le Venezuela dans une période de transition politique complexe.

Lors d’un entretien diffusé jeudi 12 février par la chaîne américaine NBC, Mme Rodriguez s’est engagée sans équivoque à organiser des élections transparentes. « Oui, absolument », a-t-elle affirmé, selon la traduction de NBC. « Organiser des élections libres et équitables au Venezuela, cela signifie un pays libre où la justice prévaut, mais aussi un pays sans sanctions, qui n’est pas sous le coup des intimidations internationales, du harcèlement de la presse étrangère. »

L’engagement de Mme Rodriguez intervient dans un contexte de fortes tensions. L’opposition vénézuélienne avait déjà boycotté les élections législatives de 2025. Un an auparavant, en 2024, la répression des manifestations consécutives à l’élection présidentielle contestée de Nicolas Maduro avait fait 28 morts et entraîné l’arrestation d’environ 2 400 personnes. L’opposition, qui conteste toujours les résultats de cette élection, accuse le pouvoir en place de fraude et a publié des procès-verbaux de bureaux de vote qui donneraient son candidat, Edmundo Gonzalez Urrutia, vainqueur. Le Conseil national électoral (CNE), accusé de partialité, n’a jamais publié de résultats détaillés, invoquant une cyberattaque.

Jeudi, l’Assemblée nationale vénézuélienne a reporté l’adoption d’une loi d’amnistie générale, initialement prévue pour libérer massivement des prisonniers politiques. Cette décision, prise faute de consensus, a été justifiée par Jorge Arreaza, président de la commission chargée de la rédaction du texte, qui a déclaré vouloir « préserver le climat de conciliation et de consensus nécessaire ». La loi sera réexaminée lors de la prochaine session parlementaire.

Ce report a provoqué une réaction immédiate. Une demi-douzaine de proches de détenus politiques se sont enchaînés devant l’entrée de la prison de Zona 7 à Caracas, selon des journalistes de l’Agence France-Presse. Parallèlement, plusieurs milliers de personnes ont participé à la première grande manifestation d’opposition depuis la capture de Nicolas Maduro, brandissant des banderoles appelant à une amnistie immédiate. « Amnistie maintenant » pouvait-on lire sur une banderole déployée à l’entrée de l’Université centrale du Venezuela (UCV), un bastion de la critique du chavisme, la doctrine socialiste fondée par l’ancien président Hugo Chavez (1999-2013). Maria Corina Machado, figure de l’opposition et lauréate du prix Nobel de la paix, s’est réjouit sur X : « LE VENEZUELA SERA LIBRE ! Vive nos étudiants ! »

L’ancien président Maduro a été arrêté début janvier lors d’une opération militaire américaine. Depuis, Delcy Rodriguez a pris les rênes du pouvoir, mais reste confrontée à de fortes pressions de la part des États-Unis. Jeudi, elle a visité des champs pétroliers au Venezuela en compagnie de Chris Wright, le ministre américain de l’Énergie.

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