Ryad a accueilli le 9 février 2026 une réunion cruciale de la Coalition mondiale contre Daech, marquant un tournant dans la lutte contre le terrorisme en Syrie. L’intégration du gouvernement syrien à la coalition, après un accord historique conclu le 30 janvier avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), ouvre une nouvelle phase de coopération pour contrer la menace persistante de l’État islamique.
Cette rencontre, qui s’est tenue en Arabie saoudite, a rassemblé de hauts responsables diplomatiques et de défense de la Coalition. Elle a été co-présidée par l’ambassadeur américain en Turquie et l’envoyé spécial pour la Syrie, Tom Barrack, qui a également eu des entretiens bilatéraux avec les ministres des Affaires étrangères syrien et saoudien en amont des discussions collectives.
Un communiqué commun publié par les États-Unis et l’Arabie saoudite souligne l’importance de cet accord entre Damas et les FDS, incluant un cessez-le-feu permanent et des dispositions pour l’intégration civile et militaire du nord-est syrien. « Les participants ont salué l’accord global entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes », est-il précisé.
La Syrie rejoint ainsi la Coalition en tant que 90e membre, un développement salué par les participants qui ont exprimé leur volonté de travailler en étroite collaboration avec Damas et d’apporter un soutien direct aux efforts syriens et irakiens. La Coalition espère que le gouvernement syrien pourra reprendre le flambeau des FDS dans la lutte contre Daech, qui ont perdu environ 12 000 combattants – dont environ 5 000 Arabes et la majorité des autres étant des Kurdes – au cours de la guerre.
Au-delà de la question du leadership sur le terrain, la réunion a mis en évidence des priorités cruciales, notamment « le transfert et la protection rapides des détenus de l’État islamique, le rapatriement vers des pays tiers, la réintégration digne des familles des camps d’Al-Hol et de Roj dans leurs communautés d’origine », ainsi que la poursuite de la coordination avec Damas et Bagdad. Environ 7 000 membres de l’État islamique pourraient être concernés par ces transferts, dont 2 200 ont déjà été transférés en Irak.
Les responsables ont salué les efforts de l’Irak pour détenir en toute sécurité les combattants de Daech et ont souligné l’engagement de la Syrie à prendre en charge les centres de détention et les camps de déplacés. Ils ont également réitéré la nécessité pour les pays d’assumer la responsabilité de leurs ressortissants détenus en Irak et en Syrie. « Les pays doivent assumer la responsabilité et rapatrier leurs ressortissants d’Irak et de Syrie », ont-ils insisté.
Bien que la réunion se soit concentrée sur la situation en Syrie et en Irak, la Coalition n’a pas abordé, à ce stade, les autres régions du monde où des menaces liées à Daech persistent, notamment au Sahel, en Afrique subsaharienne, en Asie et en Europe.