Publié le 24 octobre 2025 14:44:00. L’entreprise de livraison de repas Oda voit sa valorisation chuter drastiquement, tombant à 390 millions de couronnes norvégiennes (environ 35 millions d’euros). Face à cette situation, elle s’apprête à lever de nouveaux fonds auprès d’investisseurs, malgré une perte notable de clients.
- Perte de près de 9% de sa clientèle depuis le début de l’année.
- Valorisation actuelle de 390 millions NOK, un an après une évaluation presque double.
- Levée de fonds de 410 millions NOK pour assurer la pérennité des opérations.
Selon les informations rapportées par le journal Dagens Næringsliv (DN), le spécialiste de la livraison de nourriture Oda connaît une période difficile. L’entreprise a vu sa valorisation s’effondrer pour atteindre seulement 390 millions de couronnes norvégiennes (NOK), soit approximativement 35 millions d’euros. Cette chute intervient à peine plus d’un an après que les investisseurs avaient valorisé l’entreprise à près du double de ce montant. La situation se complique davantage avec une perte de près de neuf pour cent de sa clientèle depuis le début de l’année en cours.
Pour redresser la barre, Oda a annoncé une nouvelle levée de fonds. Selon DN, les gestionnaires de fonds d’investissement Verdane et Summa Equity, ainsi que la famille Sundt, figure parmi les principaux actionnaires, s’apprêtent à injecter 410 millions de couronnes norvégiennes supplémentaires dans l’entreprise. Ces fonds sont destinés à couvrir les dépenses opérationnelles jusqu’à ce qu’Oda parvienne à atteindre la rentabilité.
Malgré ces difficultés, l’entreprise affiche un certain optimisme. Le directeur financier, Carl-Fredrik Bergan, a souligné dans un communiqué adressé à DN que l’intérêt des investisseurs revenait, notamment grâce aux mesures de réduction des coûts fixes qui dépassent le milliard de couronnes norvégiennes au cours de la période récente. Il met également en avant l’introduction du modèle logistique d’Oda en Suède et un plan clair pour assurer la rentabilité sur les marchés norvégien et suédois.
Ces difficultés interviennent alors qu’Oda avait déjà fait face à des défis pour assurer sa rentabilité sur le marché norvégien. La société a notamment été confrontée à des plans de licenciements, comme le rapporte un article de Børsen, indiquant que 150 postes étaient menacés.