Publié le 2025-10-27 08:33:00. L’énergie éolienne franchit de nouveaux caps avec des avancées majeures en Allemagne, en France et en Australie, démontrant une maturité technologique et économique qui dément les anciennes prédictions.
- L’Allemagne a atteint 51 GW de production éolienne, entraînant une baisse des prix de l’électricité à des niveaux négatifs.
- La France a inauguré son premier parc éolien offshore flottant financé sans subventions gouvernementales.
- En Australie-Méridionale, le parc éolien de Goyder South est devenu le plus grand de l’État, marquant un pas de plus vers l’objectif de 100 % d’énergies renouvelables.
L’industrie éolienne connaît une transformation spectaculaire, passant d’une technologie coûteuse et dépendante des subventions à une source d’énergie de plus en plus compétitive et mature. Ces avancées sur trois continents illustrent la rapidité avec laquelle ce secteur a évolué, dépassant largement les attentes initiales.
Le week-end dernier, l’Allemagne a vu sa production d’énergie éolienne atteindre un pic historique de 51 gigawatts (GW). Cette surabondance d’électricité a eu pour conséquence une chute des prix de l’électricité, tombant à moins 7,15 euros par mégawattheure (MWh). Ce phénomène, autrefois impensable, témoigne de la capacité de l’éolien, associé au solaire, à couvrir la quasi-totalité des besoins électriques du pays.
Parallèlement, sur la côte sud de la France, une célébration marquait la mise en service du parc éolien offshore flottant « Provence Grand Large ». Avec ses 25 mégawatts (MW) répartis sur trois éoliennes Siemens Gamesa montées sur des plateformes flottantes, ce projet est une première pour la France dans le domaine de l’éolien offshore flottant. Fait notable, l’ensemble du projet a été financé par les investisseurs EDF, Enbridge et CPP, sans aucune subvention publique, démontrant ainsi une nouvelle voie vers l’autofinancement dans ce secteur.
De l’autre côté du globe, en Australie-Méridionale, le parc éolien de Goyder South a été inauguré par Neoen. D’une capacité de 412 MW, il comprend 75 éoliennes et est désormais le plus grand parc éolien de l’État, ainsi que le plus important du portefeuille de Neoen. Ce nouveau parc produira 1,5 térawattheure (TWh) par an, représentant une augmentation de 20 % de la production éolienne totale de l’Australie-Méridionale. L’État est en bonne voie pour atteindre son objectif de 100 % d’énergies renouvelables nettes d’ici 2027, et ce projet a déjà généré 400 emplois dans la construction, 12 postes permanents et un impact économique local de plus de 100 millions de dollars australiens.
Ces trois exemples, issus de continents distincts, soulignent une tendance de fond : l’énergie éolienne, autrefois considérée comme coûteuse et incertaine, est désormais une force motrice de la transition énergétique mondiale. En 2005, la capacité éolienne mondiale s’élevait à 59 GW. Aujourd’hui, elle dépasse les 1 000 GW, et le coût par MWh a chuté d’environ 85 %. L’énergie éolienne est ainsi passée de l’une des sources d’électricité les plus onéreuses à l’une des moins chères en l’espace de deux décennies. Les ingénieurs, techniciens et professionnels du secteur ont joué un rôle crucial dans cette transformation, concrétisant un potentiel qui avait été jugé irréalisable par de nombreux sceptiques.