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Pendant longtemps, exposant aux États-Unis était le Graal des artistes, à la fois un passage obligatoire et un tremplin vers la reconnaissance internationale. Mais depuis l’élection de Donald Trump, déterminé à faire taire tout ce que l’Amérique a eu des personnalités progressistes dans les musées, les universités et les médias, ce rêve américain a pris l’eau. Le pays fascine moins, s’inquiète plus. À tel point qu’en avril, le magazine Pierre de rouleau a posé la question sans hésitation: «Y a-t-il un point de bascule où les États-Unis cessent de valoir la peine pour les artistes internationaux?» »»
Difficile d’en douter face à la cascade des annulations qui secouent le monde de la musique. Ulcéré à la fois par un climat politique irrasserable ainsi que par la gestion dangereuse de M. Trump dans le dossier ukrainien, le violoniste allemand Christian Tetzlaff a pris fin en février lors d’une tournée prévue dans huit villes américaines. Le mois suivant, c’est le pianiste hongrois Sir Andras Schiff qui a mis fin à ses engagements américains pour 2025 et 2026. « Oui, en effet, il y a un «nouveau shérif en ville»Il a écrit dans une déclaration rendue publique. Cela le rend très différent de «ville» – une ville que certains d’entre nous ne veulent plus visiter. Ce n’est plus obligatoire. »»