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L’année dernière, 129 journalistes ont été tués, la plupart par Israël

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Publié le 25 février 2026 à 21h45. L’année 2025 a été marquée par un nombre record de journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions, Israël étant responsable de la majorité de ces décès, notamment dans le contexte du conflit à Gaza.

  • En 2025, 129 journalistes et professionnels des médias ont perdu la vie, un chiffre sans précédent depuis que le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a commencé à compiler ces statistiques en 1992.
  • Israël est tenu pour responsable des deux tiers de ces décès, avec 86 journalistes tués lors d’attaques militaires israéliennes.
  • Le CPJ estime que le nombre réel de journalistes délibérément tués est probablement plus élevé, mais les difficultés d’accès à Gaza entravent les vérifications.

L’année 2025 a vu une augmentation alarmante du nombre de journalistes tués dans le monde, dépassant même les chiffres déjà élevés de l’année précédente. Selon le CPJ, cette situation est particulièrement préoccupante, car elle met en lumière une culture d’impunité et entrave la capacité des médias à couvrir les conflits et les crises humanitaires.

Israël conteste ces accusations, affirmant ne cibler que les individus impliqués dans les combats. Le pays reconnaît cependant avoir été responsable d’une frappe majeure contre un centre médiatique au Yémen, justifiant cette action par l’utilisation de ce centre à des fins de propagande par les Houthis.

Si la situation est particulièrement critique à Gaza et au Yémen, le nombre de journalistes tués a également augmenté dans d’autres zones de conflit, notamment au Soudan (9 décès) et en Ukraine (4 décès). Le CPJ a recensé 47 journalistes délibérément tués en 2025, dont 38 par Israël.

« Les journalistes locaux sont nos seuls yeux et oreilles dans la région. Les tuer signifie que nous n’entendons pas ce qui se passe là-bas. L’assassinat délibéré d’un journaliste par une armée constitue un crime de guerre. »

Sarah Qudah, directrice régionale du CPJ pour le Moyen-Orient

Le CPJ déplore le manque d’enquêtes sur les décès de journalistes et souligne l’absence de responsabilisation des auteurs de ces actes. L’organisation appelle à une plus grande protection des journalistes et à la fin de l’impunité.

Selon l’agence de presse Associated Press, Israël prévoit de maintenir ses troupes dans des zones de sécurité à Gaza, au Liban et en Syrie indéfiniment.

Une analyse du Brookings Institution suggère que le président syrien Bachar el-Assad pourrait être le principal bénéficiaire du conflit actuel.

La guerre à Gaza a également entraîné un accroissement des tensions et des affrontements en Syrie, impliquant les forces israéliennes et les groupes armés locaux.

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