Publié le 10 février 2026 à 07h14 (heure de La Mecque). L’armée libanaise, avec le soutien du Commandement central américain (Centcom), continue de découvrir des infrastructures souterraines complexes attribuées au Hezbollah, révélant une nouvelle escalade des tensions dans la région.
- L’amiral Brad Cooper, commandant du Centcom, a salué les efforts de l’armée libanaise dans la découverte d’un vaste tunnel utilisé par le Hezbollah pour stocker des armes et des drones.
- Cette découverte intervient après une visite du chef d’état-major de l’armée libanaise à Washington et au quartier général du Centcom, où il a discuté du soutien américain aux efforts de désarmement du Hezbollah.
- Des tensions ont marqué cette visite, notamment après un incident impliquant le sénateur américain Lindsey Graham et le refus du chef d’état-major libanais de qualifier le Hezbollah d’organisation terroriste.
L’amiral Brad Cooper a déclaré que la découverte de ce tunnel représente « une étape importante dans le démantèlement des tunnels utilisés par des entités non gouvernementales pour stocker des munitions, des missiles et des drones d’attaque ». Il a souligné que ces efforts contribuent à « promouvoir la paix et la stabilité au Liban et dans la région ». Selon le Centcom, il s’agit de la deuxième découverte majeure de ce type au cours des deux derniers mois.
Le travail conjoint entre les forces armées libanaises et l’équipe du Mécanisme d’intervention, dirigé par les États-Unis, est essentiel pour faire respecter les engagements pris par Israël et le Liban, a ajouté le commandant du Centcom. Il a salué le « travail merveilleux » accompli par l’armée libanaise dans ce contexte.
La visite du chef d’état-major de l’armée libanaise, le général Rudolf Heikal, à Washington et en Floride la semaine dernière a été l’occasion de discuter du soutien américain aux efforts continus de l’armée libanaise. Selon le Jerusalem Post, les discussions ont porté sur les efforts américains visant à désarmer le Hezbollah.
Cependant, cette visite a été marquée par des tensions. Le sénateur républicain Lindsey Graham a révélé que sa rencontre avec le général Heikal s’était terminée prématurément après que ce dernier a refusé de qualifier le Hezbollah d’organisation terroriste, selon le Jerusalem Post.
Le gouvernement libanais avait élaboré un plan pour mettre en œuvre le désarmement du Hezbollah et avait chargé l’armée de le préparer, mais le parti a rejeté ces mesures, avertissant qu’elles pourraient déclencher une guerre civile. Hezbollah, par la voix de son secrétaire général Naeem Qassim, a réaffirmé à plusieurs reprises qu’il ne rendrait pas les armes tant qu’Israël ne se retirera pas du territoire libanais, ne mettra pas fin à son agression, ne libérera pas les prisonniers et ne commencera pas la reconstruction.
Malgré un cessez-le-feu conclu il y a environ un an entre Israël et le Hezbollah, Israël continue de lancer des frappes au Liban, ciblant ce qu’il considère comme des structures militaires et des membres du parti, s’engageant à l’empêcher de restaurer ses capacités et maintenant ses forces à cinq points frontaliers, dont le Liban réclame le retrait.