Home International Le baron des médias de Hong Kong et militant pro-démocratie Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison

Le baron des médias de Hong Kong et militant pro-démocratie Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison

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Publié le 9 février 2026 03:48:00. Le magnat des médias hongkongais Jimmy Lai a été condamné à 20 ans de prison pour collusion avec des forces étrangères, une peine record dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin, marquant une nouvelle étape dans l’érosion des libertés à Hong Kong.

  • Jimmy Lai, fondateur du journal Apple Daily, a reçu la plus lourde peine prononcée en vertu de la loi sur la sécurité nationale.
  • La condamnation suscite une vague de critiques internationales concernant le respect des libertés d’expression et de la presse à Hong Kong.
  • Des responsables occidentaux, dont le Premier ministre britannique Keir Starmer, ont appelé à la libération de Lai, citoyen britannique.

La Haute Cour de Hong Kong a justifié cette sentence de 20 ans d’emprisonnement en soulignant la gravité des actes commis par Jimmy Lai, estimant qu’elle reflétait pleinement la nature criminelle de ses actions. La décision, rendue publique lundi, fait suite à une condamnation en décembre pour collusion avec des forces étrangères, mise en danger de la sécurité nationale et complot en vue de publier des documents séditieux.

Jimmy Lai, âgé de 78 ans, est déjà en détention depuis plus de cinq ans, purgeant une peine antérieure pour fraude. Il avait plaidé non coupable des accusations portées contre lui en vertu de la loi sur la sécurité nationale, ainsi que de l’accusation de complot visant à publier des documents séditieux. Les procureurs l’accusaient d’avoir conspiré avec six anciens employés d’Apple Daily, deux militants et d’autres individus pour exercer des pressions sur des gouvernements étrangers afin qu’ils imposent des sanctions ou prennent des mesures hostiles à l’encontre de Hong Kong.

Cette peine dépasse la sentence de 10 ans prononcée en novembre 2024 contre le militant Benny Tai, reconnu coupable de complot visant à renverser le pouvoir de l’État. La condamnation de Lai est perçue comme un signal fort de la part des autorités chinoises, qui affirment que l’affaire ne visait pas à restreindre la liberté de la presse, mais à réprimer des actes menaçant la sécurité de la Chine et de Hong Kong.

La sentence a provoqué une vive réaction internationale. Elaine Pearson, directrice pour l’Asie chez Human Rights Watch, a dénoncé une condamnation

« à la fois cruelle et profondément injuste »

Elaine Pearson, directrice pour l’Asie, Human Rights Watch

. Le gouvernement taïwanais a également exprimé ses préoccupations, qualifiant la sentence d’« acte de piétinement de la liberté d’expression et de la presse » et du droit fondamental de « demander des comptes à ceux qui sont au pouvoir » déclaration du gouvernement taïwanais.

Jimmy Lai a été l’un des premiers arrêtés en août 2020 en vertu de la loi sur la sécurité nationale, adoptée en réponse aux vastes manifestations pro-démocratie de 2019. Son journal, Apple Daily, a cessé ses activités en juin 2021 après l’arrestation de plusieurs de ses employés et le gel de ses avoirs, mettant fin à 26 ans de publication.

Plusieurs responsables occidentaux ont exprimé leur inquiétude. Donald Trump a déclaré avoir demandé à Xi Jinping d’envisager la libération de Lai, sans toutefois prendre de mesures concrètes pour faire pression sur Pékin informations sur la réaction de Donald Trump. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a soulevé le cas de Lai lors de sa visite à Pékin le mois dernier, appelant à sa libération et assurant que le gouvernement britannique resterait en contact avec la famille de M. Lai déclaration de Keir Starmer.

— Hikmah Md Ali et Elaine Yu de CNBC ont contribué au rapport.

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