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Le blues viennois à Berlin

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Publié le 19 février 2024 19h00. À 80 ans, Al Cook, un musicien de blues autrichien, est au cœur d’un long métrage présenté en compétition à la Berlinale, un film qui explore sa vie solitaire et son amour de la musique, tout en dénonçant la pression immobilière à Vienne.

  • Le film « L’homme le plus solitaire de la ville », réalisé par Tizza Covi et Rainer Frimmel, a été acclamé par la critique et pourrait remporter un Ours d’argent.
  • Al Cook, dont le vrai nom est Alois Koch, incarne son propre rôle dans ce récit autobiographique, mêlant fiction et réalité.
  • Le film aborde également la thématique de la reconnaissance tardive, déjà présente dans le précédent long métrage du duo, « Vera ».

Al Cook, l’homme que l’on surnomme « le Karl May du blues », a assisté hier à la première mondiale du film qui retrace son histoire. Il a captivé l’audience internationale à la Berlinale en partageant son parcours en dialecte autrichien. « Je n’ai jamais mis les pieds en Amérique », a-t-il plaisanté, expliquant que son inspiration blues est née en Europe. Le film, plus qu’une simple biographie, est une plongée dans l’univers mélancolique et intransigeant d’un artiste solitaire, dont le titre est tiré d’une de ses propres compositions.

Tizza Covi et Rainer Frimmel, le duo de réalisateurs à l’origine de ce projet, ont déjà été récompensés à Locarno et Venise pour leurs œuvres précédentes. Après avoir exploré l’Italie dans leurs films, ils se sont tournés vers Vienne, la ville natale de Frimmel et celle où ils vivent tous deux, pour donner vie à l’histoire d’Al Cook. Leur approche, qui consiste à mêler réalité et fiction, a déjà fait ses preuves avec « Vera », qui avait remporté le Grand Prix Diagonale du Land de Styrie en 2023. Ils ont souligné lors de la conférence de presse que la reconnaissance tardive du protagoniste est une source de joie.

Le film met en lumière la menace d’expulsion qui pèse sur Al Cook, victime de la spéculation immobilière. Mais au-delà de cet aspect, il célèbre surtout sa passion pour la musique blues et son statut d’artiste atypique. La petite production a suscité un engouement certain auprès du public et de la critique, et pourrait bien créer la surprise en remportant un Ours à la fin du festival. La Berlinale confirme ainsi une fois de plus son attachement au cinéma autrichien, qui connaît une année particulièrement riche en productions de qualité.

Rainer Frimmel, Tizza Covi

Rainer Frimmel, Tizza Covi
© ANNA STÖCHER

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