Home Divertissement Le film qui manque à l’univers Rocky

Le film qui manque à l’univers Rocky

0 comments 35 views

Publié le 26 février 2024 12:19:00. Un combat de boxe en 1975, apparemment sans importance, a inspiré l’un des plus grands succès du cinéma hollywoodien : « Rocky ». L’histoire de ce duel et de l’acteur qui y a puisé son inspiration revient sur le devant de la scène avec la sortie prochaine d’un nouveau film.

  • Le combat entre Muhammad Ali et Chuck Wepner, en mars 1975, a été beaucoup plus disputé que prévu.
  • Sylvester Stallone, alors un acteur en difficulté, a été profondément marqué par la ténacité de Wepner et a écrit le scénario de « Rocky » en seulement trois jours et demi.
  • Un dixième film de la saga « Rocky », intitulé « Je joue à Rocky », sortira prochainement, retraçant les événements qui ont mené à la création du film original.

Le 24 mars 1975, dans une petite arène de l’Ohio aujourd’hui disparue, un événement sportif a eu des répercussions bien au-delà du monde de la boxe. Muhammad Ali, champion du monde poids lourds, affrontait Chuck Wepner, un ancien marine et boxeur de 36 ans surnommé « le Saigneur » en raison de ses visages souvent lacérés après les combats.

Ce qui devait être une simple préparation pour Ali s’est transformé en un affrontement acharné et exceptionnellement long. Au neuvième round, Wepner a réussi à envoyer Ali au tapis grâce à une combinaison d’un coup au corps et d’un piétinement. Il a résisté jusqu’au quinzième round, malgré un visage défiguré, avant d’être finalement vaincu par KO 19 secondes avant la fin du combat.

Dans les gradins, un acteur peu connu, Sylvester Stallone, était témoin de cette lutte acharnée. Il a vu en Wepner un homme prêt à tout sacrifier pour un rêve qui semblait inaccessible, et cette image l’a immédiatement inspiré. Il a alors décidé d’écrire un scénario de film.

L’histoire de la genèse de « Rocky » est elle-même une épopée. Stallone, à 28 ans, croulait sous les dettes et avait à peine 130 $ en poche. Il avait même dû vendre son chien, Butkus, car il ne pouvait plus subvenir à ses besoins. Il avait auparavant joué dans un film pour adultes en 1970, pour la somme de 200 dollars. Comme il le confiait plus tard :

« C’était soit faire ce film, soit voler quelqu’un. »

Sylvester Stallone

Après avoir écrit le scénario en trois jours et demi, Stallone a attiré l’attention de deux producteurs hollywoodiens. Il a refusé une offre de 350 000 dollars pour les droits du film, posant une condition essentielle : il devait absolument jouer le rôle principal. Son obstination a fini par payer, et « Rocky » est devenu un immense succès commercial et critique, remportant l’Oscar du meilleur film en 1977 et donnant naissance à une franchise qui compte aujourd’hui neuf films, dont les trois volets de la saga « Creed ».

Cette année, un dixième film, intitulé « Je joue à Rocky », sortira en salles. Il racontera les événements qui ont précédé le succès du film original. Sylvester Stallone sera interprété par Anthony Adam Ippolito, l’acteur de 26 ans qui a récemment incarné Al Pacino dans la mini-série « The Offer », consacrée aux coulisses de la réalisation du « Parrain ».

Chuck Wepner, le véritable « Rocky » qui a tant saigné sur le ring, est toujours vivant. À 86 ans, son nom refait surface à chaque anniversaire du premier film de la saga. Au début, il s’est contenté de la notoriété indirecte et des encouragements de Stallone, qui l’a toujours reconnu comme son inspiration.

En 2001, avec la réédition de la franchise en DVD et le développement de produits dérivés, Wepner a intenté une action en justice pour obtenir une part des bénéfices. Un accord à l’amiable lui a permis d’empocher environ 15 millions de dollars.

Aujourd’hui, alors que l’industrie du divertissement semble vouloir adapter la vie de tout le monde, il n’est pas improbable qu’un producteur envisage de porter à l’écran l’histoire de cet homme au visage marqué par les cicatrices. Son parcours est riche en rebondissements : combats sanglants (dont un face à un ours), problèmes de drogue, dérives, prison, et finalement, une forme de rédemption. Il est souvent entouré de l’écho du succès de Stallone, ce qui lui donne parfois l’impression d’être le champion qu’il n’a jamais été. Un premier biopic, avec Liev Schreiber dans le rôle de Wepner, est déjà sorti il y a dix ans. Mais l’histoire mérite peut-être un nouveau regard, un film à la hauteur de son drame.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.