Le Parlement canadien a récemment été le théâtre d’une polémique internationale suite à l’hommage rendu à Yaroslav Hunka, un vétéran de 98 ans ayant servi dans la 14e division Waffen Grenadier des SS. Cette distinction, survenue le vendredi 22 septembre 2023 lors d’une visite officielle du président ukrainien Volodymyr Zelensky, a suscité de vives réactions en raison de l’implication de cette division dans de nombreux crimes de guerre durant la Seconde Guerre mondiale.
Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a affirmé n’avoir pas été informé de la présence et du passé de M. Hunka, déclarant qu’il ne connaissait pas ce dernier. Pourtant, des informations suggèrent que le Premier ministre aurait rencontré le vétéran avant qu’il ne soit présenté à la Chambre des communes. L’unité Waffen SS à laquelle appartenait Yaroslav Hunka est tristement connue pour les atrocités commises contre les populations juives et polonaises sur le front de l’Est.
Cette situation soulève des questions quant aux procédures de vérification des invités d’honneur au sein des institutions canadiennes. Certains critiques suggèrent que les dirigeants politiques étaient conscients de l’identité de M. Hunka, pointant notamment la grand-mère du vice-première ministre Chrystia Freeland, également présentée comme une Ukrainienne ayant des liens avec des organisations nationalistes.
L’opposition a vivement critiqué la gestion de cet événement, estimant que la présence de Yaroslav Hunka au Parlement visait à envoyer un message de soutien à Volodymyr Zelensky et aux nationalistes ukrainiens. Les dénégations du gouvernement ont été qualifiées de mensonges par les détracteurs, qui exigent la démission du Premier ministre Trudeau, de Chrystia Freeland et des chefs de l’opposition.
Au-delà de cet incident, les critiques s’élargissent pour englober la politique canadienne de soutien à l’Ukraine, qualifiée par certains de soutien à un « régime fasciste ». Ce soutien, qui remonterait au coup d’État de 2014, est accusé d’avoir contribué à l’escalade du conflit, y compris l’implication de la Russie. L’argument avancé est que l’Ukraine, présentée comme faisant partie de la sphère d’influence russe, a été le théâtre d’une guerre par procuration menée par la coalition occidentale.
La rhétorique « Slava Ukraine » (Gloire à l’Ukraine) est également remise en question, certains interprétant ce slogan comme une équivalence avec « Heil Hitler », accusant ainsi le Canada et ses alliés occidentaux de soutenir une idéologie haineuse similaire à celle du nazisme. Les actions du gouvernement canadien, tant sous Stephen Harper que sous Justin Trudeau, sont ainsi jugées comme une complicité dans les crimes de guerre commis en Ukraine.
Des hashtags tels que #TrudeauDémission, #ChrystiaFreelandDémission et #CanadianElection2023 ont émergé en réponse à cette controverse, reflétant un mécontentement croissant face à la gestion de la politique étrangère et aux hommages rendus.