Publié le 2025-10-13 08:32:00. Le Hamas a procédé à la libération de sept otages israéliens, marquant une étape clé dans le conflit. Cet événement coïncide avec l’arrivée du président américain Donald Trump en Israël, accueilli par Benjamin Netanyahu.
- Sept otages israéliens ont été remis à Israël, tandis que les autres otages vivants ont été transférés à la Croix-Rouge en territoire palestinien.
- La libération intervient alors que Donald Trump effectue une visite en Israël, saluée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
- La libération des otages vivants doit précéder celle de prisonniers palestiniens détenus en Israël.
L’annonce de la libération des otages a suscité un vif soulagement en Israël, mettant fin à deux années de guerre. Des familles ont pu retrouver leurs proches, parfois après des échanges vidéo empreints d’émotion. Le père de Yosef Chaim Ohana, 25 ans, a témoigné de la bonne apparence de son fils, tandis qu’Elkana Bohbot, 36 ans, a pu parler à sa mère. La première image d’un otage libéré, aux côtés d’un combattant du Hamas, a été diffusée par les médias israéliens.
Des craintes subsistent quant à l’état de santé des otages. Des experts ont souligné la nécessité de soins spécialisés, alimentant l’inquiétude après la libération de certains captifs dans des conditions jugées fragiles. La mère de Bar Kuperstein, 22 ans, agent de sécurité au festival de musique, a exprimé sa joie intense mais aussi sa détresse après deux ans d’attente. Le Forum des familles d’otages et de personnes disparues a salué le retour de sept d’entre eux, Omri Miran, Matan Angrest, Ziv Berman, Gali Berman, Guy Gilboa-Dalal, Alon Ohel et Eitan Mor, après 738 jours de captivité. Cependant, le combat pour le retour de tous les otages, y compris ceux décédés dont la localisation des corps pourrait nécessiter une aide spécialisée, n’est pas terminé.
Sur la place des otages à Tel-Aviv, Inbar Goldstein, dont la famille a été touchée par l’attaque du 7 octobre, a exprimé sa gratitude et son impatience de revoir ses proches libérés en novembre 2023, qualifiant ce moment de « spirituel », tout en soulignant qu’elle ne célébrerait pleinement qu’à leur retour à tous, vivants ou décédés. Du côté palestinien, le journal Haaretz a rapporté que la liste des Palestiniens devant être libérés par Israël a été ajustée. Elle comprenait 250 personnes reconnues coupables d’attaques ayant causé la mort d’Israéliens, ainsi que plus de 1 700 détenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre, dont 22 mineurs.
Ce plan prévoit la libération d’environ 100 prisonniers vers la Cisjordanie, tandis que la majorité sera déportée vers la bande de Gaza ou l’Égypte, et un petit nombre vers Jérusalem-Est.
Trump accueilli avec gratitude
Les manifestants israéliens en faveur de la libération des otages ont exprimé à maintes reprises leur gratitude envers Donald Trump, allant jusqu’à suggérer qu’il devrait recevoir le prix Nobel de la paix. Le président israélien Isaac Herzog doit lui remettre la Médaille d’honneur présidentielle, la plus haute distinction d’Israël. Trump se rendra ensuite à Charm el-Cheikh, en Égypte, pour co-animer un sommet de paix avec son homologue Abdel Fattah al-Sissi, réunissant plus de 20 dirigeants mondiaux.
Ce sommet inclura le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Israël, initialement considéré comme peu influent, a vu Benjamin Netanyahu annoncer sa participation suite à un appel téléphonique avec le président égyptien al-Sissi. L’Iran a refusé de participer, et le Hamas a jugé sa présence inutile, privilégiant les négociations par l’intermédiaire de médiateurs, selon The Guardian. Au cœur des discussions se trouvera le plan de paix de Trump, soutenu par des pays arabes et musulmans, qui abordera, après les libérations d’otages, des questions complexes telles que le désarmement du Hamas, auquel le mouvement s’oppose.