Publié le 2023-10-27 13:24:00. Le Hamas a officiellement annoncé qu’il ne prendrait aucune part à la gouvernance de la bande de Gaza après la guerre, une décision rapportée par une source proche du groupe palestinien, alors que les dirigeants mondiaux se préparent à un sommet en Égypte. Cette déclaration intervient dans un contexte de discussions intenses sur un plan de paix américain visant à un désarmement du Hamas et à une reconstruction de la région.
- Le Hamas ne participera pas à la gestion de la bande de Gaza dans l’après-guerre.
- La question du désarmement du Hamas, une ligne rouge pour le groupe, reste un point de friction majeur.
- Un comité palestinien provisoire est envisagé pour gérer les affaires courantes, excluant tout membre du Hamas.
Dans une déclaration rapportée par France Presse, une source du Hamas, proche du comité de négociation, a affirmé que la question de la gestion de la bande de Gaza était désormais « fermée » pour le mouvement. Cette source a précisé que le Hamas ne s’impliquerait pas dans la « phase de transition », marquant ainsi un retrait de son rôle dans le contrôle du territoire, tout en réaffirmant son importance au sein de la structure palestinienne. Cette annonce survient quelques jours après l’entrée en vigueur d’une trêve entre Israël et le Hamas, et alors que les négociations se poursuivent concernant la mise en œuvre d’un plan américain en 20 points visant à mettre fin au conflit. Ce plan prône notamment le désarmement du Hamas et son exclusion de toute responsabilité dans la gouvernance future de Gaza.
Si la direction du Hamas a pu connaître des divergences par le passé sur des questions clés, la question du désarmement a toujours été considérée comme une « ligne rouge » infranchissable par le groupe. Le Hamas s’est engagé à respecter une trêve à long terme et à ne pas utiliser ses armes, sauf en cas d’agression israélienne. Un autre responsable du Hamas, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a qualifié la demande de désarmement de « non-recevable ».
Le plan américain, tel que détaillé, stipule que Gaza doit devenir une « zone dénucléarisée, exempte de terrorisme et ne constituant pas une menace pour ses voisins ». Il précise également que le Hamas « n’aura aucun rôle dans le futur gouvernement de la bande de Gaza et que son infrastructure militaire et ses armes doivent être ‘détruites et non restaurées' ». Selon ce plan, un comité palestinien provisoire, composé de technocrates et apolitique, serait chargé de la gestion quotidienne des services publics.
Une source proche des négociateurs a indiqué que l’Égypte avait été sollicitée pour organiser une réunion avant la fin de la semaine prochaine afin de finaliser la composition de ce comité. Les noms des membres seraient « presque prêts ». Il a été précisé que le Hamas, ainsi que d’autres factions, ont soumis 40 noms, et qu’aucun veto n’a été émis à leur encontre, aucun des candidats ne faisant partie du Hamas.