Koweït City se retrouve ce 15 février 2026 parmi les villes les plus polluées au monde, avec un niveau de particules fines particulièrement préoccupant. La qualité de l’air, déjà dégradée, atteint des seuils dangereux pour les populations vulnérables.
À 7h00 heure du Pacifique, l’indice de qualité de l’air (IQA) de la capitale koweïtienne s’établit à 274, classé dans la catégorie « très malsain ». La concentration de particules fines PM2,5 est particulièrement élevée, atteignant un niveau 28 fois supérieur aux recommandations annuelles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En 2024, la concentration moyenne de PM2,5 à Koweït City était de 30,2 µg/m³, un chiffre déjà considéré comme « modéré » (IQA de 88) et 6,4 fois supérieur aux directives annuelles de l’OMS.
Selon les données d’IQAir, cette situation expose les habitants à un risque accru de maladies respiratoires, d’aggravation des problèmes cardiaques et d’altération de la fonction pulmonaire, en particulier les enfants, les personnes âgées et celles souffrant de pathologies préexistantes.
Les autorités sanitaires recommandent de limiter le temps passé à l’extérieur, de fermer les fenêtres, de porter un masque de protection lors des déplacements et d’utiliser des purificateurs d’air à l’intérieur des habitations. La qualité de l’air peut fluctuer rapidement au cours de la journée, il est donc conseillé de consulter les données en temps réel disponibles en ligne.
Plusieurs facteurs contribuent à cette détérioration de la qualité de l’air. Les tempêtes de poussière et les vents chargés de particules fines sont des causes majeures, mais les émissions industrielles provenant des installations pétrolières et gazières, ainsi que les émissions des véhicules dans les zones urbaines densément peuplées, aggravent la situation. La faible vitesse du vent et la stagnation atmosphérique favorisent également l’accumulation de polluants.
Les prévisions indiquent une amélioration progressive de la qualité de l’air dès demain, avec une diminution des concentrations de poussière et une dissipation de la stagnation atmosphérique. À ce stade, la qualité de l’air devrait redevenir « malsaine pour les populations sensibles ».