Publié le 13 février 2026 à 01:26:00. Delcy Rodríguez, chef par intérim du Venezuela, a réaffirmé son engagement à organiser des élections libres et équitables, tout en maintenant que Nicolás Maduro reste l’autorité légitime du pays, dans un contexte de négociations avec les États-Unis et de discussions sur une amnistie pour les prisonniers politiques.
- Delcy Rodríguez s’est engagée publiquement à organiser des élections « libres et équitables » au Venezuela.
- Son frère, Jorge Rodríguez, a précisé qu’aucune élection ne se tiendra avant une stabilisation du pays.
- Des discussions sont en cours avec l’administration américaine, et Delcy Rodríguez a été invitée à se rendre à Washington.
Dans une interview accordée à NBC, Delcy Rodríguez a affirmé avec conviction son intention d’organiser des élections transparentes.
« Absolument, oui. Nous aurons bien sûr des élections libres et équitables dans ce pays, comme le prévoit la Constitution… Et je dois dire que le calendrier électoral sera défini et décidé par le dialogue politique dans ce pays. »
Delcy Rodríguez, chef par intérim du Venezuela
Cette déclaration intervient alors que le Parlement vénézuélien examine une loi d’amnistie qui pourrait conduire à la libération de tous les prisonniers politiques.
Cependant, le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, a adopté une position plus prudente, indiquant lundi dernier qu’aucune élection ne serait organisée tant que le Venezuela n’aurait pas atteint une certaine stabilité. Il n’a pas précisé les critères définissant cette stabilisation.
Parallèlement, Delcy Rodríguez a réitéré le soutien de son gouvernement à Nicolás Maduro, malgré son éviction par les États-Unis. Elle a également révélé avoir été invitée par l’administration Donald Trump à se rendre à Washington pour des discussions. Elle a indiqué qu’elle étudiait cette invitation, sans donner de détails sur une date ou la composition de la délégation.
« Nous envisageons d’y aller dès que nous aurons établi cette coopération et que nous pourrons avancer sur tout. »
Delcy Rodríguez, chef par intérim du Venezuela
L’ouverture de ces canaux de dialogue avec la Maison Blanche fait suite à l’emprisonnement aux États-Unis d’un dirigeant du régime précédent. En parallèle, les autorités vénézuéliennes semblent vouloir apaiser les tensions avec certains secteurs de l’opposition, notamment par le biais de la loi d’amnistie et de la perspective de nouvelles élections.