Publié le 2025-10-25 07:57:00. Les Mavericks de Dallas ont connu un début de saison difficile, oscillant entre une défense prometteuse et une attaque défaillante, soulevant des questions sur leur stratégie à long terme et le rôle de leurs nouvelles recrues.
- Les Mavericks affichent une offensive anémique pour débuter la saison, se heurtant à des défaites malgré une ossature défensive imposante.
- Luka Dončić, après une préparation physique soignée, démontre un retour en forme spectaculaire, porté par une efficacité offensive retrouvée.
- La stratégie de construire une équipe autour de la défense s’avère coûteuse en attaque, mettant en péril les ambitions de succès des Mavericks.
L’adage selon lequel « la défense gagne les championnats » semble se retourner contre les Dallas Mavericks en ce début de saison. Si leur effectif impressionne par sa taille, avec des joueurs comme Cooper Flagg, PJ Washington, Dereck Lively II et Anthony Davis, leur production offensive reste désespérément faible. Lors de leur match d’ouverture, les Texans ont été limités à une note offensive de 91,1 points pour 100 possessions, la plus basse enregistrée pour un premier match de la saison par une équipe marquant plus de 15 points. Bien que ce chiffre se soit amélioré à 107 points face aux Washington Wizards, la qualité de l’opposition, comparée à celle des San Antonio Spurs de Victor Wembanyama, laisse planer le doute. Pour l’instant, le compteur de victoires des Mavericks est désespérément resté à zéro.
La philosophie de jeu mise en place semble reposer sur une emphase disproportionnée sur la défense. Le plus petit joueur du cinq majeur, Klay Thompson, mesure 1,96m. Cooper Flagg, censé tenir le rôle de meneur, peine à convaincre avec 37% de réussite aux tirs et un bilan de huit pertes de balle pour seulement six passes décisives. L’expérience semble mal engagée pour cette approche. Si Cooper Flagg devrait logiquement progresser, le rôle de meneur qui lui est confié n’est pas une solution à court terme. L’idée rappelle la stratégie de Jason Kidd à Milwaukee avec Giannis Antetokounmpo, où confier le ballon à un joueur plus grand pouvait porter ses fruits sur le long terme. Cependant, la direction prise par les Mavericks semble déconnectée des réalités immédiates, avec une déclaration de Harrison évoquant un avenir à « 3-4 ans » après avoir échangé Luka Dončić, alors âgé de 25 ans, contre Anthony Davis, de six ans son aîné.
Pendant ce temps, Luka Dončić brille de mille feux. L’attaquant slovène a totalisé 92 points en deux rencontres, une performance qui égale le total de l’équipe de Dallas lors de son premier match. Et ce, face à des défenses qui figuraient parmi les sept premières de la ligue la saison précédente, sans le bénéfice de la présence de LeBron James pour attirer l’attention défensive. Avec 23 rebonds, 17 passes décisives et 62% de réussite aux tirs, certains estiment qu’il s’agit du meilleur basket qu’il ait jamais pratiqué. Ce regain de forme est largement attribué à sa perte de poids significative. Si Dončić est resté dominant à Dallas, un ralentissement subtil s’était installé, affectant notamment ses points dans la raquette et ses lancers francs. Désormais, il affiche 26 points dans la raquette lors de son premier match et 29 tentatives de lancers francs en deux rencontres. Ce « Luka maigre » semble être la version la plus complète et athlétique de lui-même.
Sur le plan défensif, Dončić montre également une amélioration notable, bien qu’il ne devienne pas un défenseur d’élite. Les Lakers, son équipe actuelle, tenteront probablement de le ménager lors des matchs moins disputés pour préserver son corps. Néanmoins, il s’est montré actif, menant les Lakers en déviations lors de leur premier match et tenant bon lorsqu’il est contraint de défendre sur le porteur de balle. Son apport défensif pourrait s’intégrer dans une équipe solide, à l’instar de ce qu’il a démontré aux côtés des Mavericks finalistes en 2023-24, qui alliaient son génie offensif à une défense collective de haut niveau.
Les Mavericks actuels, en revanche, sont loin d’atteindre ces sommets défensifs, malgré un effectif pensé pour cet objectif. Ils manquent cruellement d’un défenseur capable de contenir le porteur de balle, un rôle dévolu auparavant à Derrick Jones Jr., désormais aux Los Angeles Clippers. Les joueurs supposés apporter l’offensive, comme Klay Thompson et D’Angelo Russell, offrent peu en défense. Russell a toujours été un maillon faible à ce niveau, tandis que Thompson, limité par ses blessures, peine à suivre le rythme. L’effectif des Mavericks est déjà surchargé en ce sens.
Même en parvenant à bâtir une défense d’élite, les sacrifices offensifs nécessaires rendraient leur parcours vers les finales quasiment impossible. Lors de sa deuxième saison, en 2019-20, Dončić avait déjà mené l’attaque la plus efficace de l’histoire de la ligue à ce jour, sans aucun coéquipier All-Star. Sa présence permettait aux Mavericks de mobiliser davantage de ressources défensives. Il représente à lui seul une attaque de premier plan, libérant ainsi le reste de l’effectif pour se concentrer sur la défense. Les Mavericks ont perdu ce luxe. Leur équipe, axée sur la défense, s’avère décevante dans ce domaine et désastreuse en attaque.
Il est probable que les Dallas Mavericks finiront par trouver leur rythme. En revanche, Luka Dončić pourrait connaître une légère baisse de régime. Si la première semaine de compétition est un indicateur, le bilan de ce transfert penche largement en faveur de Dončić. La défense peut mener au titre, mais les Mavericks ne possèdent ni l’une ni l’autre pour l’instant. Avec Dončić, ils avaient les deux.