Publié le 19 février 2026 à 23:13. Lors d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU présidée par le Royaume-Uni, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a défendu l’offensive à Gaza et le blocus de Cisjordanie, tout en soulevant la question du contrôle britannique sur les îles Malouines.
- Gideon Sa’ar a justifié les actions israéliennes en Cisjordanie et à Gaza devant le Conseil de sécurité.
- Il a interpellé le Royaume-Uni sur sa souveraineté sur les îles Malouines, établissant un parallèle avec la situation en Israël.
- Le ministre israélien a également critiqué les accusations d’annexion de territoires par Israël.
La séance, qui s’est tenue ce jeudi, a vu le chancelier israélien, Gideon Sa’ar, défendre fermement la politique de son pays. Il a notamment mis en avant le droit d’Israël à agir en réponse aux menaces et aux conflits dans la région. La présidence du Conseil de sécurité était assurée par Yvette Cooper, secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères.
Après avoir exposé les arguments israéliens, Sa’ar a directement interpellé le Royaume-Uni sur le statut des îles Malouines, connues en Argentine sous le nom d’îles Falkland. Il a souligné l’incohérence perçue entre la revendication de souveraineté argentine sur ces îles et le contrôle britannique effectif, comparant cette situation à celle des territoires contestés en Israël, notamment Jérusalem, Shiloh, Hébron et Bétel. Il a déclaré :
« Comment les Juifs peuvent-ils vivre à Londres, à Paris ou à New York, mais pas dans le berceau de notre civilisation ? Jérusalem que tu appelles Jérusalem-Est, Shiloh, Hébron et Bétel. Madame la Présidente, c’est notre pays. Elles ne sont pas à 13 000 kilomètres de notre pays, comme les îles Falkland, que les Argentins appellent îles Malouines. C’est un différend qu’ils n’ont pas résolu avec l’Argentine jusqu’à aujourd’hui. »
Gideon Sa’ar, ministre israélien des Affaires étrangères
La secrétaire d’État britannique a quant à elle remis en question l’annexion de territoires par Israël, ce qui a provoqué une vive réaction de la part du ministre israélien. Sa’ar a dénoncé ce qu’il considère comme une négation du droit du peuple juif à vivre sur sa terre ancestrale. Il a affirmé :
« Quatre-vingt-cinq pays se sont tenus ici et ont nié le droit du peuple juif de vivre dans les mêmes endroits reconnus comme appartenant à un foyer national juif. »
Gideon Sa’ar, ministre israélien des Affaires étrangères
Cette intervention intervient après que Sa’ar ait pris ses distances, à la fin de l’année dernière, avec une société israélienne impliquée dans un projet d’exploration pétrolière dans l’Atlantique Sud, dans une zone dont la souveraineté est contestée entre l’Argentine et le Royaume-Uni. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait alors précisé qu’il s’agissait d’un « projet privé » et que le gouvernement israélien n’y était pas impliqué. Il avait également exprimé ses regrets pour le malaise que cette situation avait pu générer en Argentine.